LFI refuse d'exclure Raphaël Arnault malgré les appels à la sanction
La France insoumise maintient son soutien au député Raphaël Arnault, dont l'assistant parlementaire a été interpellé dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Une position qui suscite des critiques virulentes de l'opposition.
Un refus catégorique d'exclure le député
Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a fermement rejeté mercredi 18 février toute idée d'exclusion temporaire de Raphaël Arnault de son groupe parlementaire. "Il n'est absolument pas question d'écarter Raphaël Arnault", a-t-il déclaré, répondant ainsi aux pressions exercées par plusieurs personnalités politiques.
Des appels à l'exclusion venus de tous bords
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, avait appelé plus tôt dans la journée Mathilde Panot à "exclure Raphaël Arnault de son groupe", une demande immédiatement rejetée par Bompard.
"Je n'avais pas compris que c'était Maud Bregeon qui devait maintenant décider de qui étaient les députés", a-t-il ironisé.
François-Xavier Bellamy, vice-président délégué des Républicains, a également exigé que LFI "engage la procédure pour exclure Raphaël Arnault", soulignant la gravité des faits.
Un contexte tendu après la mort de Quentin Deranque
L'affaire prend racine dans la mort violente de Quentin Deranque, un militant identitaire tabassé à mort à Lyon en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan. L'assistant parlementaire de Raphaël Arnault, Jacques-Élie Favrot, figure parmi les personnes interpellées dans le cadre de cette enquête.
Cette affaire s'inscrit dans un climat politique déjà tendu, marqué par des tensions croissantes entre la majorité présidentielle et l'opposition, notamment sur les questions de sécurité et de radicalisation politique.
LFI accuse la majorité de instrumentaliser l'affaire
Du côté de La France insoumise, on dénonce une "manipulation politique" de la part du gouvernement. "On ne peut pas laisser la majorité instrumentaliser une tragédie pour des calculs partisans", a déclaré un proche de Jean-Luc Mélenchon sous couvert d'anonymat.
Cette affaire pourrait avoir des répercussions sur la stratégie des partis en vue des élections de 2027, alors que la gauche tente de se repositionner face à une droite en pleine recomposition.