Un deuxième collaborateur de Raphaël Arnault interpellé dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque
Parmi les onze personnes placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, un militant d'extrême droite de 23 ans, figure un deuxième collaborateur du député LFI Raphaël Arnault. Selon les informations confirmées par le procureur de la République de Lyon, il s'agit de « Robin C. », engagé sous pseudonyme à l'Assemblée nationale. Adrian B., ancien stagiaire du député, a également été interpellé et est soupçonné d'avoir participé directement aux violences.
Des accusations qui s'étendent au-delà du député Arnault
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé à l'exclusion de Raphaël Arnault du groupe LFI à l'Assemblée nationale, tandis que Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a exigé sa démission. Ces demandes interviennent alors que le député est déjà sous le feu des critiques pour son lien avec la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous en juin 2025 et au cœur des suspicions dans cette affaire.
LFI se défend face à une campagne d'attaques politiques
La France insoumise dénonce une « instrumentalisation » de ce drame et accuse le gouvernement de montrer un « mépris absolu de la séparation des pouvoirs ». Manuel Bompard, coordinateur du parti, a affirmé que Raphaël Arnault n'était « absolument pas concerné par l'enquête en cours ». Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement, a reconnu que LFI avait « fréquenté » la Jeune Garde, mais insiste désormais sur leurs « divergences ».
Un climat politique tendu après l'agression mortelle
La mort de Quentin Deranque, survenue en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan (LFI) à Sciences Po Lyon, a déclenché une vague de violences entre militants d'extrême gauche et d'extrême droite. Le jeune homme, venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis, a été agressé par plusieurs personnes cagoulées avant de succomber à ses blessures.
Les réactions politiques se multiplient
Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a accusé Jean-Luc Mélenchon de « relativiser le meurtre d'un jeune homme », tandis que le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a évoqué un « climat de violence » alimenté par les discours de haine. De son côté, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé à LFI de « faire le ménage » dans ses rangs.
La gauche divisée face à LFI
Les critiques ne viennent pas uniquement de la droite. L'eurodéputé Raphaël Glucksmann (Place publique) et l'ancien président socialiste François Hollande ont jugé impossible toute alliance future avec LFI. Hollande a appelé les « insoumis » à rompre « entièrement » tout lien avec la Jeune Garde.
LFI dénonce des menaces et des intimidations
Le siège national du parti a été brièvement évacué mercredi en raison d'une alerte à la bombe, et plusieurs candidats aux municipales signalent des attaques violentes sur le terrain et les réseaux sociaux. Manuel Bompard a demandé aux pouvoirs publics de « garantir un débat démocratique digne et sain » et a accusé les attaques contre LFI de conduire à des intimidations et des violences.