Un drame politique qui enflamme les passions
L'affaire qui secoue Lyon depuis samedi 14 février 2026 prend une tournure judiciaire et politique. Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député La France insoumise Raphaël Arnault, est accusé par le groupe identitaire d'extrême droite Némésis d'avoir participé à l'agression mortelle de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans. Une rixe violente qui a eu lieu en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Démentis et retrait temporaire
Par la voix de son avocat, Jacques-Elie Favrot dément formellement toute responsabilité dans la mort de Quentin Deranque. Dans un communiqué publié dimanche 15 février, il annonce se retirer de ses fonctions d'assistant parlementaire le temps de l'enquête, invoquant des menaces de mort proférées par l'extrême droite à travers le pays et en Europe.
Une plainte pour diffamation en perspective
L'intéressé a également fait savoir qu'il déposera plainte pour diffamation contre tous ceux qui l'accusent d'être responsable du décès. Il assure par ailleurs se tenir à la disposition de la justice pour toute investigation.
Un contexte politique explosif
Cette affaire intervient dans un climat de tensions accrues entre les mouvements d'extrême droite et la gauche radicale. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, a déjà dissous en juin 2025 la Jeune Garde, mouvement fondé par Raphaël Arnault, accusé de liens avec des groupes violents.
Les réactions politiques se multiplient, avec des appels au calme de la part des forces démocratiques, tandis que l'extrême droite instrumentalise le drame pour dénoncer ce qu'elle qualifie de
violences d'extrême gauche.
La justice appelée à trancher
Les enquêteurs tentent de faire la lumière sur les circonstances exactes de l'agression. Les caméras de surveillance et les témoignages recueillis devraient permettre d'établir les responsabilités. Dans l'attente, les tensions restent vives à Lyon, où des rassemblements sont prévus dans les prochains jours.
Un drame qui interroge la démocratie locale
Cette affaire illustre les dérives violentes qui menacent aujourd'hui le débat démocratique. Alors que la France se prépare pour les élections de 2027, les partis politiques sont appelés à condamner fermement toute forme de violence, qu'elle vienne de l'extrême droite ou de l'extrême gauche.