LFI sous le feu des critiques : l'assistant parlementaire accusé dans la mort de Quentin Deranque

Par Camaret 18/02/2026 à 10:15
LFI sous le feu des critiques : l'assistant parlementaire accusé dans la mort de Quentin Deranque

LFI sous le feu des critiques après l'interpellation de Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire accusé dans la mort de Quentin Deranque. Un drame qui relance le débat sur les violences politiques en France.

Un drame qui secoue la France

La mort de Quentin Deranque, jeune militant identitaire, a plongé Lyon dans l'émoi. Les violences qui ont conduit à son décès, survenues le 12 février, ont rapidement orienté l'enquête vers des cercles militants. Neuf personnes, dont Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, ont été interpellées dans le cadre de cette affaire.

Un profil controversé

Jacques-Elie Favrot, jusqu'ici discret, était connu dans les milieux militants pour son engagement au sein de La Jeune Garde, mouvement antifasciste fondé par Raphaël Arnault. Son recrutement comme collaborateur parlementaire avait suscité des critiques, notamment de la part de la droite et de l'extrême droite, qui l'accusaient d'avoir participé à des violences lors de manifestations.

Un passé militant trouble

Des témoignages et des images circulant sur les réseaux sociaux suggèrent que Favrot aurait été impliqué dans des altercations violentes, notamment à Saint-Étienne. Le syndicat étudiant Uni, historiquement classé à droite, l'avait accusé d'agressions contre des militants. Malgré ses dénégations, sa présence à l'Assemblée nationale était devenue intenable après le drame de Lyon.

La réaction de LFI et de l'Assemblée

Face à la pression médiatique et politique, Raphaël Arnault a rapidement pris ses distances.

"Mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires",
a-t-il déclaré sur X, annonçant la fin de son contrat. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a également suspendu ses droits d'accès, à titre conservatoire, pour prévenir tout trouble à l'ordre public.

Une enquête qui s'annonce complexe

Les gardes à vue en cours devraient éclaircir les responsabilités de chacun. D'autres membres de La Jeune Garde, comme Adrien Beyssere, sont également visés par les investigations. Des militants d'extrême droite affirment avoir reconnu certains agresseurs parmi les interpellés, relançant le débat sur les violences politiques en France.

LFI dans la tourmente

Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu pour La France Insoumise, régulièrement critiquée pour ses liens avec des mouvements radicaux. En interne, des voix s'étaient élevées pour demander le départ de Favrot, jugé trop encombrant. La dissolution prochaine de La Jeune Garde, décidée par l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, pourrait également alimenter les tensions.

Un climat politique délétère

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la sécurité, cette affaire rappelle les fractures persistantes au sein de la société française. Entre tensions identitaires et radicalisation des discours, la violence politique semble s'installer durablement dans le paysage politique.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (5)

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L

Lacannerie

il y a 2 jours

Bof... Encore un drame qui va servir à alimenter les tensions. Franchement, à quand un vrai débat sur la violence politique en France ? Parce que là, on tourne en rond...

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T

Trégor

il y a 2 jours

Ce qui m'inquiète, c'est que ce genre d'affaires relance toujours les divisions. On va encore entendre 'tous les politiques sont des pourris', alors que c'est un individu qui est mis en cause. Où est la nuance ?

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H

Hortense du 38

il y a 2 jours

@tregor Tu as raison sur la nuance, mais il faut aussi reconnaître que LFI a un problème avec les violences. Je me souviens de l'affaire Clément Méric, et là, c'est encore un assistant parlementaire... Coïncidence ?

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N

Nuage Errant

il y a 2 jours

Nooooon sérieux ??? Encore un drame politique... LFI va encore se faire démonter par les médias !!! #justicepourquentin

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E

Entropie

il y a 2 jours

@nuage-errant C'est pas une question de médias, c'est une question de faits. Un mort, c'est un mort. Peu importe le parti, c'est grave. Mais bon, les réseaux sociaux adorent les polémiques...

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