Un procès qui s'éternise, une campagne qui continue
Alors que s'ouvre le 13 janvier le procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires du RN, le maire de Perpignan, Louis Aliot, assure qu'il ne laissera pas ce dossier judiciaire entacher sa campagne pour les municipales. Condamné en première instance à 18 mois de prison, dont 6 fermes, et trois ans d'inéligibilité, l'élu du Rassemblement National (RN) minimise l'impact de ce procès sur sa gestion de la ville.
Une stratégie de communication agressive
Dans une interview accordée à ICI Roussillon, Louis Aliot a déclaré qu'il ne se rendrait au tribunal qu'« une demi-journée », affirmant avoir « le plus petit dossier ». Une posture qui contraste avec la gravité des accusations de détournement de fonds publics au préjudice du Parlement européen. Pourtant, le vice-président du RN persiste et signe : « Ça fait 10 ans que ce procès revient systématiquement dans l’actualité, pourtant les électeurs n’en ont tenu aucun compte. »
Un système de défense contesté
Louis Aliot nie toute responsabilité, évoquant l'absence d'« enrichissement personnel » ou d'« emplois fictifs ». Une argumentation qui rejoint celle de Marine Le Pen, également mise en cause dans cette affaire.
« La mairie de Perpignan est bien gérée, je continuerai de gérer la mairie de Perpignan »,a-t-il martelé, soulignant que cette ville de 120 000 habitants est la plus importante administrée par le RN.
Un enjeu politique majeur
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser les institutions locales, ce procès en appel intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale. Le RN, en pleine stratégie pour 2027, mise sur la résilience de ses figures pour maintenir son influence. Pourtant, les observateurs soulignent les risques : une nouvelle condamnation pourrait fragiliser la crédibilité du parti avant les élections municipales des 15 et 22 mars.
Un défi pour la justice
Avec 11 prévenus, dont Marine Le Pen, ce procès en appel s'annonce comme un test pour l'indépendance de la justice française. Si Louis Aliot promet de se pourvoir en cassation en cas de nouvelle condamnation, la décision finale ne tombera qu'après le scrutin municipal. Un timing qui laisse planer le doute sur l'équité du processus.