Un drame qui embrase le débat politique
La mort de Quentin D., jeune militant identitaire de 23 ans, lors d'affrontements à Lyon, a plongé la France dans une nouvelle crise politique. Les tensions entre la gauche et la droite se sont exacerbées, alors que les accusations fusent de part et d'autre.
La gauche appelle à l'unité face à la violence
Raphaël Glucksmann, eurodéputé et cofondateur de Place publique, a fermement condamné les violences et appelé à une alliance stratégique avec La France insoumise (LFI) en vue de l'élection présidentielle de 2027. « Il est impensable que la gauche cultive le moindre doute sur une possible alliance avec LFI », a-t-il déclaré lundi 16 février.
Glucksmann a également pointé du doigt la brutalisation du débat public, imputant une responsabilité aux dirigeants politiques qui attisent la haine, y compris ceux de LFI. « Il va falloir maintenant qu’on mette un terme à cette brutalisation du débat public », a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que « il y a aussi des morts causées par les milices d’ultradroite ».
La droite et l'extrême droite montent au créneau
La droite et l'extrême droite ont immédiatement mis en cause l'ultragauche dans la mort de Quentin D. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a affirmé dimanche sur RTL que « c’est manifestement l’ultragauche qui a tué », reprenant les propos de l'eurodéputée d'extrême droite Marion Maréchal.
« La milice de Mélenchon et LFI a tué », avait-elle écrit sur X.
Bruno Retailleau, ex-ministre de l'Intérieur, a lui aussi pointé du doigt l'extrême gauche : « Ce n’est pas la police qui tue en France, c’est l’extrême gauche », a-t-il déclaré. Ces accusations ont été vivement contestées par Jean-Luc Mélenchon, qui a dénoncé des récits sans rapport avec la réalité.
Une enquête en cours, des témoignages recueillis
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, doit tenir une conférence de presse lundi après-midi. Les services de police ont recueilli plusieurs témoignages significatifs, et l'enquête s'oriente désormais sur l'identification des auteurs directs des violences. « L’enquête s’oriente à présent sur l’identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles », a indiqué le parquet.
Alors que la France est déjà en proie à une crise de la sécurité, ce drame risque de raviver les tensions politiques à quelques années des prochaines élections présidentielles. La gauche, divisée, tente de se rassembler face à une droite et une extrême droite en pleine ascension.