Un contexte explosif
Dimanche 15 février, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole à Montpellier lors d'un meeting pour les municipales, dans un climat politique déjà tendu. La veille, Quentin D., un militant identitaire de 23 ans, est décédé lors d'affrontements entre groupes antifascistes et d'extrême droite, en marge d'une conférence donnée à Sciences Po Lyon par l'eurodéputée LFI Rima Hassan.
La droite et l'extrême droite pointent du doigt LFI
Depuis le drame, La France insoumise (LFI) fait face à une vague de critiques acerbes de la part de la droite et de l'extrême droite. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a déclaré sur RTL-Public Sénat-Le Figaro-M6 :
« C'est manifestement l'ultragauche qui a tué. »Une accusation reprise par Marion Maréchal, qui a écrit sur X :
« La milice de Mélenchon et LFI a tué. »L'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a ajouté :
« Ce n'est pas la police qui tue en France, c'est l'extrême gauche. »
Emmanuel Macron appelle au calme
Le président Emmanuel Macron, sans directement viser LFI, a dénoncé un « déferlement de violence inouï » sur X, soulignant que
« En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l'on tue. »Une position mesurée, alors que le gouvernement Lecornu II est confronté à une montée des tensions.
Mélenchon dénonce une « violence continue »
Face aux attaques, Jean-Luc Mélenchon a adopté une posture victimaire, évoquant les dégradations répétées des permanences parlementaires de LFI, notamment à Périgueux, Lille, Paris, Castres, Montpellier et Toulouse.
« Venir aujourd'hui, c'est déjà protester contre la violence que nous subissons continuellement nuit et jour »,a-t-il lancé devant des centaines de militants, critiquant l'absence de protection policière et judiciaire.
Un climat politique délétère
Ces événements s'inscrivent dans un contexte de crise de la démocratie locale, où les violences politiques se multiplient. Les attaques contre les élus de gauche, les dégradations de locaux et les discours incendiaires des opposants alimentent un climat de défiance institutionnelle. La France insoumise, souvent ciblée, dénonce une instrumentalisation politique de la tragédie.
Réactions internationales et enjeux européens
Alors que la France fait face à cette crise interne, l'Union européenne observe avec inquiétude la montée des tensions. Des voix en Norvège et au Canada ont appelé à la modération, rappelant l'importance du dialogue dans les démocraties. En revanche, la Russie et la Chine, souvent critiques envers les mouvements progressistes, pourraient instrumentaliser ces événements pour discréditer l'Europe.