Lyon : Une agression identitaire déclenche une vague de condamnations politiques

Par Éclipse 14/02/2026 à 12:29
Lyon : Une agression identitaire déclenche une vague de condamnations politiques

Un militant identitaire gravement blessé à Lyon déclenche une vague de condamnations politiques. Qui sont les responsables ? LFI pointée du doigt par la droite.

Un militant identitaire gravement blessé lors d'un affrontement à Lyon

Un jeune homme de 23 ans, membre du groupe identitaire Némésis, a été violemment agressé jeudi 13 février à Lyon, dans le quartier de Sciences Po. La victime, Quentin D., est actuellement dans le coma, son pronostic vital étant engagé. L'agression a eu lieu lors d'une manifestation contre une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI), où des militants antifascistes étaient également présents.

Une enquête ouverte pour violences aggravées

Les circonstances exactes de l'agression restent floues, mais le groupe Némésis accuse des militants d'extrême gauche, notamment issus du groupuscule dissous Jeune Garde. Aucune identification formelle des agresseurs n'a encore été réalisée. Une enquête judiciaire a été ouverte pour « violences aggravées », et les autorités promettent des sanctions « lourdes et exemplaires ».

Les réactions politiques : entre indignation et instrumentalisation

La ministre déléguée Aurore Bergé a qualifié l'acte d'« insupportable », pointant du doigt la responsabilité de LFI. Elle a également évoqué un contexte de « recrudescence de l'antisémitisme », en lien avec les positions de certains membres de la gauche radicale.

« Je serais curieuse de savoir ce qui s'est dit dans cette conférence, notamment lors d'une journée où on commémorait les 20 ans de l'assassinat d'Ilan Halimi »
, a-t-elle déclaré.

De son côté, l'extrême droite a immédiatement réagi. Marine Le Pen a appelé à qualifier les groupuscules antifascistes de « terroristes », tandis que Jordan Bardella a exigé une « mobilisation de la classe politique ». Les Républicains, par la voix de Bruno Retailleau, ont dénoncé « l'extrême violence qui règne dans les satellites de LFI ».

La France insoumise se défend et condamne la violence

Rima Hassan, cible de la manifestation, a fermement condamné l'agression, tout en rappelant que sa conférence était organisée par des étudiants de Sciences Po. Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a également condamné « toute violence physique », niant tout lien entre les agresseurs et son parti.

Un contexte de tensions politiques exacerbées

Cet incident survient dans un climat de polarisation croissante, marqué par des affrontements répétés entre mouvements identitaires et antifascistes. La ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a rappelé la nécessité de « restaurer l'ordre républicain », tandis que des voix à gauche dénoncent une « instrumentalisation médiatique » de l'affaire.

Le gouvernement, sous la direction du Premier ministre Sébastien Lecornu, a appelé au calme, mais les divisions politiques risquent de s'accentuer à l'approche des élections de 2027. Les observateurs s'interrogent sur l'impact de cette affaire sur la stratégie des partis, alors que la « guerre des droites » et les tensions sociales continuent de structurer le débat public.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

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Commentaires (7)

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ironiste-patente

il y a 6 jours

Ah, la grande tradition française : s'entretuer pour des idées. Au moins, on est cohérents.

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F

FXR_569

il y a 6 jours

La violence politique n'est pas nouvelle en France. Rappelons-nous les années 30 ou les années 60, où les tensions étaient bien pires. Aujourd'hui, on a l'impression que tout s'emballe plus vite grâce aux réseaux sociaux.

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O

Ophélie

il y a 6 jours

Ouiiiii mais franchement, c'est tjrs pareil !!! Dès qu'il y a un drame, tout le monde se jette dessus pour faire du buzz. C'est dégueu...

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B

BookWorm

il y a 6 jours

Ce qui est troublant, c'est la rapidité avec laquelle les partis politiques instrumentalise cet événement. On dirait qu'ils attendaient ça pour alimenter leurs discours. Où est la place pour le deuil ?

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F

FreeThinker

il y a 6 jours

Nooooon mais sérieux ??? Une agression comme ça c'est grave !!! Et la droite qui en profite pour faire son cirque... pfff

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H

Hortense du 38

il y a 6 jours

@freethinker Je comprends ta colère, mais faut pas non plus tout mélanger. L'agression est condamnable, mais LFI a-t-elle vraiment sa part de responsabilité ?

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A

Abraracourcix

il y a 6 jours

@hortense-du-38 Tu marques un point. Mais quand même, les discours de certains militants LFI peuvent légitimer des violences. Faut arrêter de faire semblant.

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