Un discours de fin de règne
Les vœux présidentiels du 31 décembre dernier ont marqué un tournant dans le quinquennat d'Emmanuel Macron. En moins de dix minutes, le chef de l'État a esquissé une fin de mandat déjà anticipée, malgré ses promesses de rester "jusqu'à la dernière seconde".
Une année 2026 sous le signe de l'incertitude
Face à un contexte international tendu, marqué par la résurgence des empires autoritaires, Macron a insisté sur la nécessité d'une élection présidentielle "sereine" en 2027. "La première à laquelle je ne participerai pas depuis 10 ans", a-t-il déclaré, tout en reconnaissant implicitement son rôle désormais limité.
Des critiques acerbes de l'opposition
L'opposition n'a pas tardé à réagir. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé des "propos vides", tandis que Marine Tondelier (EELV) a estimé que Macron avait "lâché l'affaire". À droite, Éric Ciotti a moqué un président qui "enfonce des portes ouvertes".
Un héritage politique en construction
Pourtant, Macron tente de dessiner sa postérité. Parmi ses projets phares : l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la loi sur la fin de vie, et le service national volontaire. "Ne renonçons pas, chaque jour, à être une nation plus solidaire", a-t-il martelé, dans une anaphore répétée six fois.
Un budget 2026 sous haute tension
Alors que le gouvernement doit finaliser le budget de l'année, la question de l'autorité présidentielle se pose. Macron a appelé à "bâtir des accords", mais son influence réelle est remise en cause. "Je sais toutes les impatiences, parfois les colères qui continuent d'exister dans le pays", a-t-il concédé, sans pour autant proposer de solutions concrètes.
2026, année utile ?
Le chef de l'État a promis une année "utile", mais les doutes persistent. Entre une opposition radicalisée et un électorat désabusé, le quinquennat s'achève dans une atmosphère de fin de règne. "Regardons devant, regardons loin", a-t-il conclu, laissant planer l'ambiguïté sur son véritable projet pour la France.