Macron accélère l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : une mesure controversée à la rentrée

Par Apophénie 24/01/2026 à 15:27
Macron accélère l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : une mesure controversée à la rentrée

Macron accélère l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, une mesure controversée soutenue par la droite et critiquée par la gauche.

Un projet de loi accéléré sous pression politique

Le gouvernement français a activé la procédure accélérée pour une proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, avec une application prévue dès la rentrée scolaire prochaine. Cette annonce a été faite par le président Emmanuel Macron dans une vidéo publiée samedi 24 janvier, confirmant ainsi les intentions de l'exécutif.

Une mesure défendue par le chef de l'État

Emmanuel Macron a salué le travail de la députée Laure Miller, à l'origine de cette proposition de loi, qui sera débattue à l'Assemblée nationale dès lundi 26 janvier. Le texte, simplifié par rapport à une première version, inclut également l'interdiction des téléphones portables dans les lycées. Dans sa vidéo, le président a martelé un message fort : "Le cerveau de nos enfants et de nos adolescents n'est pas à vendre." Une référence claire aux plateformes américaines et aux algorithmes chinois, cibles récurrentes de la critique macroniste.

Des oppositions politiques marquées

La France insoumise a annoncé déposer une motion de rejet, dénonçant un "paternalisme numérique". Le député LFI Arnaud Saint-Martin a critiqué une approche qu'il juge liberticide. À l'inverse, le Rassemblement national, Horizons et Les Républicains soutiennent cette mesure, perçue comme une réponse aux dérives des réseaux sociaux. Le texte a été réécrit en commission après un avis défavorable du Conseil d'État.

Un contexte de tensions internationales

Cette initiative s'inscrit dans un climat de méfiance croissante envers les géants technologiques étrangers, notamment américains et chinois. Le gouvernement français, sous la direction du Premier ministre Sébastien Lecornu, cherche à affirmer une souveraineté numérique face à ces acteurs. Les critiques envers les algorithmes chinois, souvent associés à des risques de surveillance, renforcent cette posture protectionniste.

Des enjeux éducatifs et sociétaux

Les défenseurs du texte soulignent les dangers des réseaux sociaux pour les jeunes, notamment l'exposition à la désinformation, la cyberdépendance et les risques psychologiques. Les opposants, en revanche, y voient une atteinte aux libertés individuelles et une mesure inefficace sans éducation numérique préalable. La question de l'application concrète de cette interdiction reste également en suspens.

Un débat qui dépasse les frontières

Plusieurs pays européens, comme la Norvège et l'Islande, ont déjà pris des mesures similaires, inspirant en partie cette proposition. En revanche, les États-Unis et la Chine, souvent pointés du doigt, continuent de promouvoir des modèles économiques fondés sur la collecte massive de données personnelles, y compris celles des mineurs.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (2)

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ACE 55

il y a 4 jours

Franchement, je comprends l'idée de protéger les ados, mais interdire purement et simplement c'est pas la solution. Mon neveu de 14 ans utilise TikTok pour ses devoirs de maths, c'est bien plus utile que les manuels. Et du coup, comment on contrôle ça en pratique ? Les parents vont juste leur filer leur portable en cachette...

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evercurious47

il y a 4 jours

@ace-55 ouai mais sérieux... les réseaux c'est la jungle !!! Moi j'ai vu des trucs horribles sur Snap, des gamins de 12 ans en mode 'regardez ce que je fais'... Sa mère elle fait rien, elle est tjrs sur son téléphone. Du coup, si l'État intervient, pourquoi pas ? Mieux vaut ça que rien !!!

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