Un président sous les feux de la critique
Jeudi 15 janvier 2026, lors de ses vœux aux armées sur la base aérienne d'Istres, Emmanuel Macron a tenté de désamorcer les critiques sur son œil fortement enflammé en plaisantant sur une référence involontaire à « l'œil du tigre ». Une tentative d'humour qui n'a pas convaincu tous les observateurs, alors que le gouvernement Lecornu II traverse une période de tensions politiques croissantes.
Un symbole d'un pouvoir sous pression
Cette apparition publique, marquée par un détail physique inhabituel, intervient dans un contexte de crise de légitimité pour le président. Les oppositions, notamment de gauche, y voient un signe de fatigue politique, alors que les critiques sur la gestion des finances publiques et la sécurité s'intensifient. Sébastien Lecornu, Premier ministre, tente de rassurer, mais les divisions au sein de la majorité fragilisent davantage le pouvoir.
La droite et l'extrême droite en embuscade
Marine Le Pen et les figures de l'extrême droite n'ont pas manqué de saisir l'occasion pour critiquer un président « affaibli ».
« Quand le pouvoir se moque de lui-même, c'est que la situation est grave »,a déclaré un proche de la présidente du RN, dans une allusion à peine voilée aux difficultés du quinquennat.
Un discours aux armées sous tension
Le choix d'évoquer les armées, en pleine crise des vocations politiques, n'a pas échappé aux analystes. Alors que la France s'engage dans des missions controversées, comme au Groenland, le discours d'Emmanuel Macron a été perçu comme un message de fermeté pour rassurer les troupes, mais aussi comme une tentative de redorer son image.
L'Europe et les défis internationaux
Dans un contexte de crise des relations franco-américaines, le président a rappelé l'importance de l'alliance européenne, tout en évitant de mentionner les tensions avec la Hongrie ou la Turquie. Une prudence qui traduit les difficultés diplomatiques d'un gouvernement sous pression.
Un clin d'œil qui en dit long
Si la référence à « l'œil du tigre » était censée détendre l'atmosphère, elle a surtout révélé un président forcé de jouer la carte de la légèreté pour masquer des réalités politiques plus sombres. Entre crise agricole, spéculation immobilière et désaffection démocratique, le quinquennat semble désormais en mode survie.