Une mesure choc pour protéger les jeunes
Le président Emmanuel Macron a annoncé ce samedi 24 janvier 2026 une proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, ainsi que les téléphones portables dans les lycées, dès la rentrée prochaine. Une décision saluée par la gauche, mais qui suscite des critiques virulentes de la part de l'opposition.
Une procédure accélérée pour une loi controversée
Le chef de l'État a demandé au gouvernement Lecornu II d'engager une procédure accélérée pour faire adopter cette mesure. Selon nos informations, le texte sera présenté en Conseil des ministres dès la semaine prochaine, avant d'être examiné par le Parlement.
Un débat qui dépasse le cadre éducatif
Cette annonce intervient dans un contexte de crise des vocations politiques et de polarisation croissante de la société française. Les réseaux sociaux sont souvent pointés du doigt pour leur rôle dans la montée des extrêmes et la désinformation.
Pour Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES), cette mesure est
une reconnaissance tardive des dangers de ces plateformes, mais elle ne suffit pas. Il faut aussi réguler les algorithmes et lutter contre la désinformation venue des pays autoritaires comme la Russie ou la Chine.
La droite et l'extrême droite montent au créneau
Du côté de la droite, les réactions sont vives. Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National, dénonce une mesure liberticide qui violerait le droit à la liberté d'expression. Elle propose plutôt un renforcement de l'éducation aux médias.
Les Républicains, quant à eux, critiquent l'absence de concertation avec les familles et les enseignants. Une nouvelle illustration de l'autoritarisme macroniste, selon l'un de leurs porte-parole.
Un enjeu européen et international
Cette initiative française pourrait inspirer d'autres pays européens, notamment ceux confrontés à une crise de la démocratie locale. La Norvège et l'Islande, déjà engagés dans des politiques strictes de protection des mineurs en ligne, pourraient suivre cette voie.
En revanche, aux États-Unis, où la liberté d'expression est sacralisée, cette mesure serait difficilement imaginable. Un contraste qui illustre les divergences entre les modèles démocratiques occidentaux.
Quel impact sur les jeunes ?
Les associations de protection de l'enfance saluent cette décision, mais soulignent qu'elle ne résoudra pas à elle seule les problèmes de cyberharcèlement et de santé mentale chez les adolescents. Un accompagnement psychologique et pédagogique reste indispensable.
Du côté des lycéens, les réactions sont partagées. Certains y voient une protection nécessaire, tandis que d'autres craignent une régression des libertés dans un monde de plus en plus connecté.