Un tournant dans l'ordre international
Les premiers jours de 2026 ont marqué un tournant dans l'ordre international post-1945. Quatre crises majeures ont exposé les failles de la France en matière de souveraineté, de sécurité et de cohérence diplomatique.
Le Venezuela, miroir de nos contradictions
L'arrestation de Nicolas Maduro au Venezuela révèle une contradiction profonde dans la position française. D'un côté, Paris condamne l'ingérence américaine, mais tolère les narco-États qui minent nos sociétés. Comment concilier cette posture avec notre engagement en faveur de la démocratie ?
Le narcotrafic d'État, une guerre non déclarée, frappe nos familles et nos jeunes. Pourtant, la France refuse de voir son ampleur inédite. Maduro, privé d'immunité diplomatique après les fraudes électorales de 2018 et 2024, est sous le coup d'un mandat d'arrêt pour narcotrafic, corruption et crime organisé.
La souveraineté piégée
Invoquer de Gaulle pour défendre la souveraineté du peuple vénézuélien est un paradoxe. La conception gaullienne de la souveraineté repose sur la démocratie, comme le rappelle cette citation :
"La souveraineté, c'est le peuple exerçant sa souveraineté sans entraves."
Or, le Venezuela incarne l'antithèse de cette vision, où l'État sert à réprimer plutôt qu'à garantir liberté, sécurité et dignité.
Un droit international obsolète
L'épisode Maduro montre que nos cadres juridiques – nationaux, européens et internationaux – ne sont plus adaptés à la brutalité du monde actuel. Le droit international ne doit pas protéger les dictateurs, mais servir de outil de coopération entre États souverains.
La France, sous la présidence d'Emmanuel Macron et le gouvernement Lecornu II, doit repenser sa stratégie diplomatique. Entre alliances avec l'Union européenne, la Norvège et le Canada, et tensions avec les États-Unis, la Turquie ou la Russie, le pays navigue dans un contexte géopolitique explosif.
La sécurité, enjeu central
La crise du narcotrafic d'État rappelle l'urgence d'une politique de sécurité cohérente. Face à la montée des menaces, la France doit renforcer ses partenariats avec les pays démocratiques et réformer ses institutions.
Alors que la gauche appelle à une diplomatie plus ferme, la droite et l'extrême droite divisent le pays. La crise agricole, les finances publiques fragiles et la démocratie locale en péril ajoutent à l'instabilité. Comment retrouver une parole libre et intransigeante sur la scène internationale ?