Marine Le Pen défie la justice et la démocratie : son combat pour 2027 malgré les condamnations

Par Aurélie Lefebvre 23/11/2025 à 20:19
Marine Le Pen défie la justice et la démocratie : son combat pour 2027 malgré les condamnations

Marine Le Pen affirme sa candidature pour 2027 malgré sa condamnation, mais envisage de laisser la place à Jordan Bardella si la justice la déclare inéligible.

Marine Le Pen persiste et signe : une candidature 2027 sous conditions

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), a réaffirmé dimanche 23 novembre sa détermination à être la candidate de son parti pour l’élection présidentielle de 2027, malgré les nuages judiciaires qui planent sur elle. Dans une interview à Ouest-France, elle a nié toute forme de renoncement, tout en reconnaissant que son avenir politique dépendra des décisions de la justice.

Un renoncement stratégique ou une stratégie de communication ?

« Non, je ne renonce absolument pas, je suis extrêmement combative », a-t-elle déclaré. Cependant, elle a souligné que si la Cour de cassation rendait une décision trop proche du scrutin, la campagne du RN ne pourrait pas se dérouler dans de bonnes conditions. Dans ce cas, elle envisagerait de laisser la place à Jordan Bardella, président du parti.

Un procès en appel qui pourrait tout changer

Condamnée en première instance en mars à quatre ans de prison, dont deux fermes, ainsi qu’à une peine d’inéligibilité de cinq ans, Marine Le Pen voit sa candidature compromise. Son procès en appel, prévu du 13 janvier au 12 février 2026, pourrait sceller son destin politique. Si la décision est confirmée, elle ne pourra pas se présenter en 2027, ouvrant la voie à une nouvelle génération au sein du RN.

Un calcul politique risqué

En novembre, Marine Le Pen avait déjà laissé entendre qu’elle ne se présenterait « évidemment pas » si sa peine était confirmée en appel. Une déclaration interprétée comme un renoncement, mais qu’elle justifie aujourd’hui par une volonté de ne pas « mettre en péril les chances de son camp ». Une posture qui interroge sur la sincérité de son engagement ou sur une stratégie visant à maintenir la pression sur la justice.

Le RN face à ses contradictions

Alors que le parti d’extrême droite tente de se normaliser, cette affaire judiciaire rappelle les limites d’une stratégie politique fondée sur la provocation et la défiance envers les institutions. Pour la gauche, cette situation illustre les dangers d’une montée en puissance de l’extrême droite, tandis que la majorité présidentielle y voit une opportunité de renforcer son discours sur l’état de droit.

Un contexte international tendu

Dans un contexte marqué par la crise des relations franco-africaines et les tensions avec la Russie, le RN continue de défendre une ligne souverainiste, souvent critiquée pour son manque de cohérence. Marine Le Pen, qui avait déjà tenté de se rapprocher de Moscou, se retrouve aujourd’hui isolée sur la scène européenne, où son parti est marginalisé.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (7)

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C

Crépuscule

il y a 1 mois

En Europe, aucun parti d'extrême droite n'aurait pu rester en lice après des condamnations comme celles de Le Pen. La France fait encore exception... et c'est inquiétant.

-1
M

Malo du 40

il y a 1 mois

La situation est complexe. D'un côté la justice doit être indépendante, de l'autre, exclure un parti majeur du jeu démocratique pose question. Bardella serait-il vraiment une alternative plus modérée ?

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H

HGW_304

il y a 1 mois

@malo-du-40 Modéré ? Bardella ? Tu as fumé quoi ? Le RN c'est toujours le RN, avec ou sans Marine. Juste un peu plus jeune et un peu plus hypocrite.

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T

Trégastel

il y a 1 mois

Ah la belle démocratie française... où les condamnés peuvent encore briguer le pouvoir. Et après on s'étonne que les gens ne croient plus en rien...

-1
Q

Quimperlé

il y a 1 mois

Encore une fois, la justice fait son travail contre ceux qui menacent nos valeurs républicaines. Bardella serait pire, mais au moins il n'a pas été condamné pour détournement de fonds européens...

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P

Prisme

il y a 1 mois

@quimperle Exactement ! Et pendant ce temps, les vrais problèmes (chômage, précarité) sont ignorés par ces politiciens qui se battent pour le pouvoir.

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É

Économiste curieux 2024

il y a 1 mois

La condamnation de Marine Le Pen pose un vrai problème démocratique. Selon la Cour des comptes, 12% des élus français ont eu des démêlés avec la justice. Mais là, c'est une candidate à la présidentielle...

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