Marseille en deuil : l’assassinat de Mehdi Kessaci révèle l’échec sécuritaire du gouvernement

Par Aurélie Lefebvre 22/11/2025 à 20:18
Marseille en deuil : l’assassinat de Mehdi Kessaci révèle l’échec sécuritaire du gouvernement

L’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille révèle l’échec sécuritaire du gouvernement et provoque une vague d’indignation nationale.

Un drame qui secoue la France

Le 13 novembre, Mehdi Kessaci, un jeune homme de 22 ans, était assassiné à Marseille. Ce drame a provoqué une vague d’indignation, mettant en lumière les lacunes persistantes de la politique sécuritaire du gouvernement.

Un hommage émouvant et politique

Plus de 6 000 personnes se sont rassemblées au rond-point Claude-Darcy pour rendre hommage à la victime. Entre slogans réclamant « Justice pour Mehdi ! » et minutes de silence, la colère contre l’inaction des autorités était palpable.

« Il n’était coupable que d’être mon frère. Il était bon, droit, sincère. Il avait la vie devant lui. »

Ces mots, prononcés par Amine Kessaci, le frère de la victime, résonnent comme un reproche à l’égard d’un État qui semble impuissant face à la violence urbaine.

Un silence complice

Dans un enregistrement audio poignant, Amine Kessaci a lancé un appel : « Nous parlons parce que nous savons que le silence tue. » Une phrase qui interroge la responsabilité des institutions et des dirigeants, souvent accusés de minimiser ces drames.

La piste d’un commanditaire en prison

Les enquêteurs explorent plusieurs pistes, dont celle d’un commanditaire incarcéré. Cette hypothèse soulève des questions sur la gestion des prisons et le manque de moyens alloués à la sécurité intérieure.

Un gouvernement sous pression

La mère de Mehdi a adressé une lettre au gouvernement, lue par Sabrina Agresti-Roubache, proche d’Emmanuel Macron. Elle y exprime son désespoir et exige des mesures concrètes : « Il est temps que ça s’arrête pour toutes les familles frappées par ce fléau. »

Alors que la France traverse une crise de sécurité sans précédent, ce drame rappelle l’urgence d’une politique publique plus ambitieuse et mieux financée.

Un symbole de l’échec sécuritaire

L’assassinat de Mehdi Kessaci n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une série de violences qui alimentent le sentiment d’insécurité dans les quartiers populaires. Les critiques envers le gouvernement s’intensifient, notamment à gauche, où l’on dénonce un manque de volonté politique.

Alors que la droite et l’extrême droite exploitent ce sujet pour gagner des voix, la gauche appelle à une réforme en profondeur du système judiciaire et policier, avec un accent sur la prévention et la réinsertion.

Dans un contexte de tensions sociales croissantes, ce drame pourrait bien devenir un enjeu majeur des prochaines élections.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (8)

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L

La Clusaz

il y a 1 mois

À Marseille, on a l'impression que l'État abandonne les quartiers. La décentralisation est une solution, mais il faut des moyens. Paris ne comprend pas le Sud...

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G

Gavroche

il y a 1 mois

C'est la 3e fois cette année qu'un jeune se fait descendre à Marseille. Les politiques sont en mode 'on va tout changer', mais rien ne change. On est en 2024, pas en 1994...

-3
C

Carnac

il y a 1 mois

La situation est complexe. Marseille a besoin de plus de moyens, mais aussi d'une meilleure coordination entre police, justice et services sociaux. Le gouvernement doit assumer ses responsabilités, sans tomber dans le populisme.

2
V

Véronique de Poitou

il y a 1 mois

Ah, le grand cirque médiatique... Dans 2 semaines, on aura oublié Kessaci, comme pour les autres. Les politiques vont faire des discours, puis rien. Business as usual.

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S

StoneAge24

il y a 1 mois

Encore un mort à Marseille et les politiques parlent, parlent... Pendant ce temps, les quartiers crèvent et les flics sont en sous-effectif. La France a les moyens, mais pas la volonté !!!

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A

arthur53

il y a 1 mois

@stoneage24 Tout à fait ! La priorité devrait être l'éducation et l'emploi dans ces quartiers, pas juste la répression. Le gouvernement ferme les yeux sur les inégalités criantes.

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K

Kaysersberg

il y a 1 mois

@arthur53 L'Allemagne a investi massivement dans les quartiers défavorisés. Pourquoi la France ne suit-elle pas ? La solution est européenne, pas seulement nationale.

0
I

ironiste-patente

il y a 1 mois

Selon le rapport de la Cour des comptes de 2023, les effectifs policiers à Marseille ont diminué de 12% en 5 ans. Les moyens alloués sont insuffisants face à la montée des violences. Le gouvernement doit agir sur les causes structurelles, pas juste sur le court terme.

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