Marseille sous le feu des trafics : l'État absent face à la violence

Par Mathieu Robin 26/11/2025 à 17:07
Marseille sous le feu des trafics : l'État absent face à la violence

L'assassinat de Mehdi Kessaci révèle l'échec de l'État face au narcotrafic à Marseille. Une crise sociale et sécuritaire ignorée par le gouvernement.

Un assassinat qui secoue la ville

L’Marseille sous tension : Macron face à l'urgence narcotrafic, l'extrême droite en profite" class="internal-link" data-internal-link="true" data-article-id="913">Marseille sous tension : Darmanin et Nuñez face à l’explosion du narcotrafic" class="internal-link" data-internal-link="true" data-article-id="969">assassinat de Mehdi Kessaci, le 13 novembre, a plongé Marseille dans l’effroi. Abattu en plein jour, ce jeune homme est devenu le symbole d’une résistance familiale face au narcotrafic. Son frère, Amine, refuse de plier devant les réseaux criminels, et cette exécution est un message clair adressé à toutes les familles qui osent s’opposer.

Une fracture sociale et économique

À seulement six kilomètres, le contraste entre le Roucas-Blanc, l’un des quartiers les plus riches de France, et la Belle-de-Mai, l’un des plus pauvres d’Europe, illustre une injustice structurelle. Deux mondes coexistent, mais la violence, elle, ne connaît pas de frontières. Depuis trente ans, Marseille sombre dans une spirale de criminalité, alimentée par un marché parallèle qui défie l’État.

Des chiffres alarmants

Les données du ministère de l’Intérieur sont sans appel : 110 morts et 341 blessés liés au narcotrafic en 2024. Les saisies de cocaïne ont atteint un record historique, avec 53,5 tonnes saisies, soit une hausse de 130 % en un an. Pourtant, malgré ces chiffres, l’État semble impuissant.

Une demande qui explose

L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) révèle que 21 millions de Français ont déjà consommé du cannabis, et 1,1 million de cocaïne. L’Assurance-maladie alerte sur une hausse de 60 % des psychotropes chez les 12-25 ans.

Quand la demande est aussi forte, le marché suit. C’est mécanique.
Pourtant, les pouvoirs publics refusent d’affronter cette réalité.

Un État défaillant

Le gouvernement d’Emmanuel Macron, malgré ses discours sécuritaires, n’a pas su endiguer cette crise. La droite et l’extrême droite, habituées à instrumentaliser la peur, n’ont pas non plus proposé de solutions concrètes. Pendant ce temps, les quartiers populaires paient le prix fort.

Un appel à l’action

Marseille n’a pas besoin de compassion. Elle a besoin d’un État qui protège, qui investit, qui agit. La France doit enfin regarder en face cette crise qui mine ses villes et ses citoyens.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (6)

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Gavroche

il y a 2 mois

Moi je kiffe pas du tout cette ambiance à Marseille. On se croirait dans un film de gangsters, mais en vrai. Les jeunes ont peur de sortir. Faut que ça change !

3
E

Eva13

il y a 2 mois

La situation est complexe. Oui, l'État doit agir, mais il faut aussi comprendre les causes profondes : pauvreté, manque d'opportunités... Une réponse uniquement sécuritaire serait une erreur.

6
C

Corollaire

il y a 2 mois

@eva13 La répression est nécessaire, mais il faut aussi renforcer l'autorité de l'État. La justice doit être exemplaire. On ne peut pas laisser des quartiers entiers devenir des zones de non-droit.

0
T

Trégor

il y a 2 mois

La violence à Marseille est le résultat d'un abandon des quartiers populaires. Il faut plus de moyens pour l'éducation, la santé et les services publics. La répression seule ne résoudra rien.

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L

Le Dubitatif 2022

il y a 2 mois

@tregor Selon l'INSEE, le taux de pauvreté à Marseille est de 30%. Les rapports de la Cour des comptes montrent aussi un manque de moyens pour la police locale. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.

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P

Postulat

il y a 2 mois

L'État est aux abonnés absents à Marseille ! Pendant que les trafiquants font la loi, nos dirigeants s'en foutent. Le peuple crève et les élites s'enrichissent. Ça suffit !

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