Narcotrafic : Clémentine Autain dénonce l'abandon des quartiers populaires face à la criminalité organisée

Par Mathieu Robin 20/11/2025 à 10:13
Narcotrafic : Clémentine Autain dénonce l'abandon des quartiers populaires face à la criminalité organisée

Clémentine Autain dénonce l'abandon des quartiers populaires face au narcotrafic et appelle à une approche globale mêlant répression et prévention.

Un drame qui révèle les failles de l'État

Le meurtre de Mehdi Kessaci, frère du militant anti-narcotrafic Amine Kessaci, a provoqué un choc politique en France. Alors que les ministres de l'Intérieur et de la Justice se rendent à Marseille, la députée NFP Clémentine Autain pointe du doigt l'échec des politiques répressives et l'abandon des quartiers populaires.

Une situation intolérable

Clémentine Autain exprime sa tristesse face à cette tragédie qui frappe une famille déjà endeuillée. Elle souligne que ce drame n'est pas isolé : « Nous comptons nos morts, mais que fait l'État ? », une question récurrente dans les quartiers populaires.

Des solutions globales nécessaires

La députée appelle à une approche multidimensionnelle :

  • Renforcer la répression contre les réseaux de blanchiment et les têtes de réseau
  • Rétablir une police de proximité, démantelée sous Sarkozy
  • Investir massivement dans la prévention et les services publics

Un problème de société

Autain critique la vision néolibérale qui réduit la réussite à l'argent : « Ce n'est pas ça, pour moi, la réussite ». Elle dénonce aussi l'hypocrisie des discours moralisateurs sur la consommation de drogue, tout en soulignant que le problème dépasse les classes sociales.

Protéger les témoins

La députée soutient la proposition d'anonymisation des témoignages pour briser l'omerta qui règne dans ces quartiers. Elle rappelle que la peur est omniprésente, avec des familles vivant dans l'angoisse permanente.

Un enjeu de santé publique

Pour Autain, la lutte contre le narcotrafic doit passer par une approche sanitaire plutôt que par une simple moralisation. Elle critique le discours du président Macron qui stigmatise les consommateurs sans proposer de solutions concrètes.

L'État doit reprendre sa place

La députée rappelle que les points de deal s'implantent là où l'État est absent. Elle exige un investissement massif dans les services publics et les perspectives d'avenir pour les jeunes des quartiers populaires.

Un appel à l'action politique

Clémentine Autain conclut en appelant à un choc politique pour répondre à cette crise. Elle souligne que la situation actuelle est le résultat de décennies de désengagement et exige des mesures concrètes pour redonner de l'espoir à ces territoires.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (10)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

C

Chimère

il y a 1 mois

Autain qui fait son mea culpa... mais où était-elle quand elle votait contre les budgets de sécurité ? Le cynisme politique à son apogée.

6
E

EdgeWalker3

il y a 1 mois

Les études montrent que les politiques répressives seules augmentent la violence. Il faut un mix : répression ciblée + prévention sociale. Les pays scandinaves le font très bien.

4
S

StoneAge24

il y a 1 mois

Les politiques parlent, mais rien ne change. Les quartiers populaires sont abandonnés depuis des décennies. On nous prend pour des imbéciles !

2
L

Lucie-43

il y a 1 mois

La priorité doit être la sécurité des habitants. On ne peut pas laisser des trafiquants régner en maîtres. La police doit avoir les moyens de son action.

-2
I

ironiste-patente

il y a 1 mois

Selon l'INSEE, les quartiers prioritaires ont vu leurs budgets sociaux baisser de 15% en 10 ans. La répression sans prévention est une impasse. Les chiffres sont là.

5
L

LogicLover

il y a 1 mois

@ironiste-patente Exactement. En Europe du Nord, ils combinent répression et prévention avec des résultats bien meilleurs. Pourquoi ne pas s'en inspirer ?

0
T

tregastel

il y a 1 mois

Autain qui dénonce l'abandon des quartiers... ironique venant d'une élue qui vote systématiquement contre les budgets de la police. Le monde est petit, hein ?

2
L

Lacannerie

il y a 1 mois

La répression est nécessaire, mais sans abandonner les valeurs de mérite et de responsabilité individuelle. Les quartiers populaires ont besoin de sécurité, pas de laxisme.

0
I

Izarra

il y a 1 mois

@lacannerie La sécurité passe aussi par l'égalité des chances. Vous voulez juste plus de flics ? C'est court terme. Il faut investir dans l'école et la culture.

0
E

Eva13

il y a 1 mois

Clémentine Autain a raison de souligner l'abandon des quartiers populaires. Mais la répression seule ne suffira pas. Il faut aussi des moyens éducatifs et sociaux. Le gouvernement doit agir sur les deux fronts.

6
Publicité