Un an après son retour au pouvoir, la présidence Trump critiquée par la gauche française
À l’occasion du premier anniversaire de la réélection de Donald Trump, la députée LFI Mathilde Panot a qualifié sa présidence de « suprémacisme », lors d’une intervention sur une chaîne d’information publique. Cette déclaration intervient dans un contexte tendu entre la France et les États-Unis, marqué par des divergences sur des sujets sensibles comme la guerre en Ukraine ou les relations commerciales.
Une critique frontale de la politique trumpiste
Dans un entretien accordé mardi 20 janvier, Mathilde Panot a affirmé que le retour de Donald Trump à la Maison Blanche représentait une menace pour les valeurs démocratiques. « Ce n’est pas une présidence, c’est un suprémacisme », a-t-elle déclaré, soulignant les politiques migratoires et commerciales de l’administration américaine, jugées unilatérales et agressives.
Un contexte de tensions franco-américaines
Cette critique intervient alors que les relations entre Paris et Washington sont sous haute surveillance. Le gouvernement français, dirigé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, a multiplié les mises en garde contre les dérives protectionnistes de l’administration Trump, notamment sur les droits de douane imposés aux produits européens. Emmanuel Macron a lui-même évoqué un « retour de la Guerre froide », en référence aux tensions commerciales et géopolitiques.
La gauche française mobilisée contre Trump
La déclaration de Mathilde Panot s’inscrit dans une mobilisation plus large de la gauche française, qui dénonce depuis des mois les orientations de la politique étrangère américaine. Jean-Luc Mélenchon, figure de la France insoumise, avait déjà qualifié la présidence Trump de « danger pour la paix mondiale », en particulier en raison de son soutien affiché à des régimes autoritaires comme celui de la Hongrie ou de la Turquie.
L’Europe en première ligne
L’Union européenne, souvent critiquée par Donald Trump pour son manque de fermeté face à la Russie, se retrouve aujourd’hui en première ligne. Les dirigeants européens, dont le président français, plaident pour une coopération renforcée face aux défis posés par les États-Unis, notamment sur les questions climatiques et migratoires.
Un débat qui dépasse les frontières
Cette polémique intervient alors que la France s’apprête à accueillir un sommet international sur les crises démocratiques. Le gouvernement Lecornu II a confirmé sa volonté de faire de cet événement un moment clé pour défendre les valeurs républicaines, face à ce qu’il considère comme une montée des autoritarismes dans le monde.
Réactions politiques en France
Du côté de la droite, les réactions sont mitigées. Certains élus LR estiment que la critique de Mathilde Panot est exagérée, tandis que d’autres, comme Marine Le Pen, appellent à une réévaluation des relations franco-américaines. La guerre des droites, déjà vive en France, pourrait s’intensifier avec ce débat.
Un enjeu pour 2027
Alors que la campagne pour les élections de 2027 se précise, cette polémique pourrait influencer les stratégies des partis. La gauche, en particulier, pourrait capitaliser sur ce sujet pour mobiliser ses électeurs, en mettant en avant la nécessité d’une Europe souveraine face aux États-Unis.