Mathilde Panot exige l'exclusion du collectif Némésis des meetings LFI après la mort de Quentin Deranque

Par Apophénie 17/02/2026 à 00:19
Mathilde Panot exige l'exclusion du collectif Némésis des meetings LFI après la mort de Quentin Deranque

Mathilde Panot exige l'exclusion du collectif Némésis des meetings LFI après la mort violente de Quentin Deranque, déclenchant une polémique politique.

Une demande controversée dans un climat de tensions politiques

La cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot, a pris position lundi 16 février pour exclure le collectif identitaire Némésis des événements organisés par La France insoumise, au lendemain de l'agression mortelle de Quentin Deranque, militant de 23 ans, lors d'une conférence à Sciences Po Lyon.

Un appel à la responsabilité face à la montée des violences

Dans une interview accordée à LCP, Mathilde Panot a souligné la nécessité de prévenir de nouveaux drames :

"Nous ne demandons même pas la dissolution de Némésis. Nous demandons à ce que Némésis soit tenu en dehors de nos meetings, en dehors de nos conférences, en dehors de nos manifestations. Sinon ça va mal finir."

Elle a rappelé les alertes répétées de son parti sur les attaques d'extrême droite contre leurs rassemblements, évoquant notamment le cas de Federico Martin Aramburu, ancien international de rugby argentin tué par des militants d'ultradroite.

Des réactions virulentes de la droite et de l'extrême droite

Cette prise de position a suscité l'indignation d'Alice Cordier, fondatrice de Némésis, qui a accusé Mathilde Panot de menaces voilées sur le réseau X :

"Que sous-entendez-vous par 'ça va mal finir' ? Vous nous menacez de mort ?"

Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a également critiqué cette demande, dénonçant une atteinte à la liberté d'expression :

"Ce n'est pas ça la démocratie Mathilde Panot. Chacun a le droit de s'exprimer sans risquer sa vie."

Un contexte politique explosif

Cette polémique intervient dans un climat de tensions accrues, marqué par la montée des violences politiques et les divisions au sein de la majorité présidentielle. Le gouvernement Lecornu II, confronté à une crise de la sécurité en France, peine à apaiser les tensions entre les différents camps.

Alors que l'extrême droite cherche à capitaliser sur ces événements, la gauche radicale tente de se positionner comme garante de l'ordre républicain, tout en dénonçant les dérives autoritaires de ses adversaires.

Les enjeux pour 2027

Cette affaire s'inscrit dans une stratégie des partis pour 2027, année cruciale pour le pays. Les Insoumis cherchent à se démarquer des autres forces de gauche, tandis que le RN tente de fédérer les mécontentements autour de thèmes sécuritaires.

Dans ce contexte, la question de la régulation des groupes violents et de la protection des libertés fondamentales risque de devenir un enjeu majeur des prochains mois.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (5)

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M

Michèle du 54

il y a 3 jours

Moi j'ai vu des trucs dégueulasses dans les meetings, et pas que d'un côté. Mais exclure un groupe comme ça, sans procès, c'est un peu rapide, non ? J'ai l'impression qu'on veut juste calmer la base en mode 'on fait quelque chose'. Franchement, ça me saoule.

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Borrégo

il y a 3 jours

Mathilde Panot veut jouer les justicières ? Pfff, et les violences de l'autre côté, on en parle ?

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veronique-de-saint-etienne

il y a 3 jours

@borrego Exactement. Tout le monde fait semblant d'oublier que la violence politique est un sport national. Mais bon, ça fait vendre du clic, alors...

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Trégor

il y a 3 jours

La mort de Quentin Deranque est un drame, mais exclure Némésis des meetings LFI sans enquête approfondie pose question. Comment garantir que cette décision ne sera pas instrumentalisée politiquement ? L'histoire montre que les réactions émotionnelles mènent souvent à des mesures disproportionnées. Et économiquement, ça va coûter quoi, cette exclusion ?

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tregastel

il y a 3 jours

@tregor Encore une polémique qui va alimenter les débats stériles. Bof, au final, ça changera quoi ? Les extrêmes s'exciteront, les modérés soupireront, et les autres... bah ils regarderont la télé en mangeant des chips.

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