Un soutien qui fait grincer des dents
La décision de Renaissance d'appuyer la candidature de Louis Sarkozy aux municipales de Menton a provoqué un tollé au sein du parti présidentiel. Alors que la fédération départementale a acté ce soutien, les cadres nationaux, eux, peinent à digérer ce choix. « Incompréhensible », « regrettable », voire « surprenant », les réactions fusent, révélant des tensions internes.
Une stratégie locale aux relents nationaux
Pour justifier ce soutien, les militants locaux invoquent la nécessité de contrer la poussée du Rassemblement national (RN) dans la ville.
« Dans une configuration où le RN est de plus en plus présent, Louis Sarkozy est le candidat le mieux placé pour le battre »,a expliqué l'entourage du secrétaire général Gabriel Attal. Une argumentation qui, malgré tout, ne convainc pas tous les membres du parti.
Un profil clivant qui interroge
Le fils de l'ancien président de la République, âgé de 28 ans, est déjà soutenu par Les Républicains et Horizons. Mais son profil, jugé clivant, suscite des inquiétudes. La députée Julie Delpech, en partageant l'information, a même ironisé : « Ce n’est pas le Gorafi ? », faisant référence à un média satirique.
Un parti en quête de cohésion
Cette décision, prise par la fédération départementale et non par la commission nationale d'investiture, illustre les tensions entre la base et la direction de Renaissance. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassembler les forces modérées, ce soutien à un candidat issu d'une famille politique controversée pourrait bien alimenter les divisions.
L'ombre de l'extrême droite plane sur Menton
La députée RN Alexandra Masson, candidate à Menton, incarne la menace que le parti d'extrême droite fait peser sur les villes du Sud. Dans ce contexte, le choix de Renaissance apparaît comme un pari risqué, susceptible de brouiller son message en pleine préparation des élections de 2027.