Lynchage à Lyon : le gouvernement pointe l'ultragauche après la mort d'un militant nationaliste

Par Aurélie Lefebvre 15/02/2026 à 22:11
Lynchage à Lyon : le gouvernement pointe l'ultragauche après la mort d'un militant nationaliste

Lynchage à Lyon : le gouvernement accuse l'ultragauche après la mort d'un militant nationaliste. Tensions politiques et enquêtes en cours.

Un drame qui relance le débat sur la violence politique

Dans une déclaration choc diffusée dimanche 15 février 2026 sur le plateau du journal de 20h de France 2, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a qualifié de lynchage les circonstances entourant la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon. "Ce qu'on voit sur les images, c'est effectivement un lynchage", a-t-il affirmé, avant d'ajouter : "C'est manifestement l'ultragauche qui était à la manoeuvre."

Un contexte de tensions politiques exacerbées

Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu, marqué par une montée des violences politiques et des tensions entre les différents mouvements de la gauche radicale et les groupes d'extrême droite. Le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, a multiplié les déclarations pour dénoncer ce qu'il qualifie de dérive inacceptable.

Pourtant, des observateurs soulignent que les circonstances exactes de la mort de Quentin Deranque restent floues. Les images diffusées montrent une altercation violente, mais aucune preuve formelle ne lie directement l'ultragauche à ce drame. Certains analystes politiques y voient une instrumentalisation politique à quelques mois des élections législatives.

La réponse de l'opposition et des associations

Du côté de la France insoumise, on dénonce une manipulation médiatique.

"Le gouvernement cherche à détourner l'attention des véritables enjeux sociaux et économiques"
, a réagi une porte-parole du parti. Les associations de défense des libertés, quant à elles, appellent à une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur ce drame.

Par ailleurs, le président Emmanuel Macron a profité de l'occasion pour dénoncer les expressions antisémites au sein de certains mouvements d'extrême gauche, une accusation que ces derniers rejettent fermement. "Ces propos doivent être combattus", a-t-il déclaré, dans une allocution qui a relancé le débat sur la crise de la démocratie locale.

Un drame qui s'inscrit dans une série d'incidents

Cette affaire s'ajoute à une série d'incidents violents ayant marqué ces derniers mois, alimentant les craintes d'une radicalisation croissante des mouvements politiques. Les autorités ont renforcé les dispositifs de sécurité dans plusieurs grandes villes, notamment à Lyon, où les tensions entre militants de différents bords sont récurrentes.

Alors que le gouvernement assure prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l'ordre public, l'opposition accuse le pouvoir en place de négligence et de division stratégique. Dans ce contexte, la question de la sécurité en France reste un enjeu majeur à l'approche des prochaines échéances électorales.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (10)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

V

veronique-de-saint-etienne

il y a 4 jours

Un mort, des accusations, des politiques qui surfent sur la vague. La France, pays des droits de l'homme ? Pfff...

0
A

Alexis_767

il y a 4 jours

Le problème, c'est que l'extrême droite et l'ultragauche se nourrissent mutuellement. Plus il y a de violence, plus les extrêmes montent. Et le gouvernement, lui, il fait quoi ? Il alimente le feu. Bref, on est mal barrés...

6
É

Éditorialiste anonyme

il y a 4 jours

Encore... Un mort, des accusations, des politiques qui en profitent. La France en 2024, c'est toujours le même spectacle.

1
M

Michèle du 54

il y a 5 jours

Moi j'étais à Lyon en 2018, j'ai vu des violences des deux côtés. Mais là, c'est trop tôt pour accuser. Attendons les faits. Franchement, la politique ça me gave...

0
T

TrailBlazer

il y a 5 jours

Nooooon mais sérieux ??? Un mort c'est grave, mais le gouvernement veut tjrs faire son cirque politique !!!! Ptdr...

1
C

Cynique bienveillant

il y a 5 jours

On accuse toujours les autres avant d'avoir les résultats de l'enquête. La politique du clavier, ça marche encore en 2024. En 2018, sur 12 affaires similaires, 8 étaient liées à l'extrême droite. Les chiffres, ça parle, non ?

3
L

Le Chroniqueur

il y a 5 jours

@cynique-bienveillant Exactement ! Et du coup, on fait quoi ? On attend les résultats ou on continue à jouer aux accusations à la va-vite ?

0
V

Véronique de Poitou

il y a 4 jours

@le-chroniqueur T'es naïf ou quoi ?! Le gouvernement a besoin de ça pour détourner l'attention de ses propres merdes !!!!

0
M

Max95

il y a 4 jours

@veronique-de-poitou T'es de mauvaise foi ! Le gouvernement a le droit de s'exprimer, non ? Même si t'es pas d'accord avec lui. Franchement, c'est pas parce que t'es à gauche que t'as le monopole de la vérité !

0
T

Trégastel

il y a 5 jours

L'ultragauche, le bouc émissaire préféré du gouvernement. Comme d'hab.

4
Publicité