Un échec cuisant pour l'administration Trump
L'opération Metro surge, lancée en décembre dernier par l'administration Trump dans les villes jumelles de Minneapolis et Saint Paul, s'achève dans un climat de tension et de défiance. Deux morts, des milliers d'arrestations et une résistance citoyenne inébranlable ont forcé le retrait des troupes de l'ICE et de la CBP, marquant un revers symbolique pour la politique anti-immigration du président américain.
Un bilan contesté
Tom Homan, le « tsar des frontières » de la Maison Blanche, a tenté de justifier cette retraite en affirmant que
« cette communauté est beaucoup plus sûre grâce au leadership du président Trump et aux hommes et femmes qui sont sur le terrain ». Pourtant, les faits démentent cette déclaration. Les décès de Renee Good et Alex Pretti, abattus par des agents fédéraux en janvier, ont enflammé les tensions et révélé l'échec de cette opération.
Une résistance citoyenne déterminée
Les twin cities sont devenues un symbole de la lutte contre les politiques répressives de l'administration Trump. Les manifestations se multiplient, et la population, soutenue par des élus locaux, exige le retrait définitif des forces fédérales. Cette mobilisation rappelle les mouvements sociaux qui ont ébranlé les États-Unis ces dernières années, notamment après la mort de George Floyd.
Un camouflet pour la droite américaine
Alors que le gouvernement Lecornu II en France s'efforce de renforcer les liens transatlantiques, ce revers de l'administration Trump interroge sur la cohérence des alliances politiques. La crise des relations franco-américaines s'inscrit dans un contexte plus large de tensions entre les démocraties européennes et les États-Unis, où la politique migratoire de Trump est de plus en plus isolée.
Un avertissement pour les autres pays
L'échec de l'opération Metro surge pourrait servir de leçon aux gouvernements tentés par des mesures sécuritaires disproportionnées. En France, où la crise de la sécurité et la crise des finances publiques alimentent les débats, cet épisode rappelle l'importance d'une approche équilibrée, respectueuse des droits fondamentaux.