Un débat politique enflammé autour d'une tragédie
Dans le cadre de l'émission 8h30 franceinfo diffusée ce mercredi 18 février 2026, François-Xavier Bellamy, député européen Les Républicains, a vivement critiqué la responsabilité présumée de la gauche dans l'affaire Quentin Deranque. Cette affaire, qui secoue la France depuis plusieurs semaines, a relancé les tensions politiques à l'approche des élections de 2027.
La France insoumise dans le collimateur
Bellamy a pointé du doigt La France insoumise (LFI), accusant le parti de Jean-Luc Mélenchon de porter une responsabilité morale et politique dans la montée des violences en France.
La France insoumise a une responsabilité évidente. Jean-Luc Mélenchon porte une immense responsabilité morale et politique dans la violence qui monte dans le pays aujourd'hui, a-t-il déclaré.
Le député LR a également exigé l'exclusion de Raphaël Arnault du groupe parlementaire de LFI, après l'interpellation de son assistant dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Il a évoqué des menaces de mort proférées par Rima Hassan, élue insoumise, et affirmé avoir déposé plainte contre elle.
Un silence coupable de la gauche modérée
François-Xavier Bellamy a interpellé les socialistes et les écologistes, les accusant de silence complice face aux méthodes de LFI.
Pourquoi n'entendons-nous pas les socialistes dire leur condamnation absolue ?, s'est-il interrogé, saluant toutefois le courage de Raphaël Glucksmann, eurodéputé socialiste.
Il a rappelé que François Hollande avait déjà dénoncé une collusion entre LFI et des groupes violents, tout en soulignant que le PS avait bénéficié de leurs voix lors des élections passées.
La gauche se tait parce qu'elle veut encore pouvoir compter sur cette alliance avec le pire, a-t-il ajouté.
Un contexte politique tendu
Cette polémique intervient dans un climat politique dégradé, marqué par des tensions croissantes entre la majorité présidentielle et l'opposition. Le gouvernement Lecornu II, dirigé par Sébastien Lecornu, fait face à des critiques sur sa gestion de la sécurité, tandis que l'opposition de droite et d'extrême droite cherche à capitaliser sur ce sujet.
L'affaire Quentin Deranque, qui a fait plusieurs victimes, a relancé le débat sur la violence politique et les responsabilités des partis. Les prochaines élections de 2027 s'annoncent comme un scrutin clé, avec une droite en ordre de bataille et une gauche divisée entre modérés et radicaux.