Une accusation politique dans un contexte tendu
La ministre de la Culture et candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati, a vivement critiqué la gauche française, mercredi 18 février, pour ses liens présumés avec La Jeune Garde, un collectif antifasciste suspecté d'être impliqué dans la mort de Quentin Deranque, un jeune militant identitaire battu à mort à Lyon.
Des accusations ciblées contre Emmanuel Grégoire
Dans une interview accordée à RTL, Rachida Dati a pointé du doigt les députés élus sous la bannière du Nouveau Front populaire en 2024, notamment son principal adversaire aux municipales parisiennes, le socialiste Emmanuel Grégoire.
"Ils ont tous été élus avec le soutien de La Jeune Garde. C'est sur leurs affiches et sur leur site. (...) Est-ce que quelqu'un a interrogé Emmanuel Grégoire si ça ne l'a pas gêné d'être élu [ainsi] ?"a-t-elle déclaré.
Elle a également reproché à la gauche son alliance avec des élus ex-insoumis membres de L'Après, un mouvement qu'elle juge dangereux pour la démocratie locale.
Un contexte politique explosif
Cette affaire intervient dans un climat de tensions accrues entre la droite et la gauche, alors que la France se prépare aux élections municipales de 2026. Rachida Dati, figure emblématique de la droite, a souligné que "tous les extrêmes sont dangereux", tout en évitant de répondre directement aux questions sur l'étiquette politique de Sarah Knafo, candidate d'extrême droite à la mairie de Paris.
"On ne partage pas forcément les mêmes valeurs. (...) On ne va pas faire un quiz", a-t-elle déclaré, éludant ainsi les questions sur ses alliances potentielles.
L'enquête judiciaire en cours
Onze suspects, dont un assistant parlementaire de Raphaël Arnault, député insoumis et fondateur de La Jeune Garde, ont été interpellés dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Raphaël Arnault a annoncé sur X la fin des activités parlementaires de son collaborateur, Jacques-Elie Favrot, tout en précisant avoir engagé des procédures pour mettre fin à son contrat.
Cette affaire soulève des questions sur les liens entre certains mouvements politiques et des groupes violents, dans un contexte où la crise de la démocratie locale et la montée des extrêmes préoccupent de nombreux observateurs.
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rétablir un dialogue apaisé, cette polémique risque de relancer les débats sur la sécurité et la radicalisation politique en France.