Un enjeu bien au-delà du football
Les loges du Stade-Vélodrome, habituellement réservées aux passionnés de l’Olympique de Marseille, deviennent un lieu de stratégie politique. Alors que les municipales approchent, les élus de la Métropole Aix-Marseille-Provence (AMP) y échangent sur un enjeu crucial : qui contrôlera cet EPCI de 92 communes, près de 2 millions d’habitants et un budget de 5 milliards d’euros ?
Un scrutin qui dépasse les frontières communales
La Métropole, créée en 2016, concentre des compétences clés comme les transports, la propreté ou la voirie. En 2020, le Printemps marseillais, malgré sa victoire à Marseille, avait vu la présidence lui échapper. Une défaite symbolique pour la gauche, alors que Martine Vassal (LR) conservait le pouvoir grâce à une alliance fragile.
La « métropole des maires », une promesse sous tension
Martine Vassal avait promis une « métropole des maires », un modèle décentralisateur où les communes garderaient leur autonomie. Une stratégie qui avait séduit Maryse Joissains (LR, Aix-en-Provence) et certains élus de gauche, attirés par les financements métropolitains. Mais cette alliance, aujourd’hui, semble fragilisée.
2026 : un scrutin sous haute surveillance
Avec Emmanuel Macron à l’Élysée et Sébastien Lecornu à Matignon, la droite et l’extrême droite pourraient tenter de reprendre le contrôle de l’AMP. Un enjeu d’autant plus crucial que la métropole incarne les défis urbains et sociaux du Sud-Est.
Un laboratoire des crises françaises
La Métropole Aix-Marseille-Provence est un microcosme des tensions nationales : crise de la démocratie locale, crise des finances publiques, et crise des vocations politiques. Les résultats de mars 2026 pourraient bien redessiner le paysage politique français.
« La Métropole est un enjeu bien plus large que Marseille ou Aix. Elle représente l’avenir du territoire. » — Un élu local anonyme