Municipales 2026 : la parité impose un homme en tête de liste, une maire du Doubs s'indigne

Par SilverLining 05/02/2026 à 17:10
Municipales 2026 : la parité impose un homme en tête de liste, une maire du Doubs s'indigne

Municipales 2026 : une maire du Doubs contrainte de céder la tête de liste à un homme pour respecter la parité, une loi qui devient un obstacle.

Une loi censée favoriser la parité devient un obstacle

Sarah Vionnet, maire sans étiquette de Myon, une petite commune du Doubs, se retrouve dans une situation absurde en raison de la loi sur la parité. Bien qu'elle souhaite se représenter, elle doit céder la première place de sa liste à un homme, faute de respecter l'alternance imposée par la loi du 21 mai 2025.

Un système qui pénalise les femmes

À 48 ans, l'élue explique avoir découvert ce problème en remplissant les documents administratifs. Avec sept hommes et six femmes sur sa liste, la loi l'oblige à commencer par un homme pour éviter deux noms masculins consécutifs. "C'est ubuesque, quand on nous parle de parité...", a-t-elle déclaré.

Une mesure étendue aux petites communes

La loi, visant à renforcer la parité dans les conseils municipaux, s'applique désormais aux communes de moins de 1 000 habitants. Pourtant, dans ces petites communes, les femmes ne représentent que 37,6 % des élus. Un déséquilibre que cette mesure ne semble pas corriger, mais plutôt aggraver.

Un symbole qui dérange

Si Sarah Vionnet devrait être réélue maire par le conseil municipal, elle regrette que son nom ne figure pas en tête de liste.

"Sur le principe, ça me dérange. Je pense surtout à toutes les autres femmes qui ne pourront pas s'afficher comme tête de liste."
Elle a alerté le sénateur Jean-François Longeot (Union centriste) sur cette anomalie.

Un débat qui dépasse le cas individuel

Cette situation soulève des questions sur l'efficacité des lois censées promouvoir la parité. Alors que le gouvernement Lecornu II continue de promouvoir des réformes sociales, cette affaire révèle un échec symbolique dans la représentation des femmes en politique locale. Un sujet qui pourrait alimenter les critiques de l'opposition, notamment de la gauche, sur l'insuffisance des mesures en faveur de l'égalité.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (3)

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Hermès

il y a 2 semaines

Le problème, c'est que cette loi impose une parité rigide sans tenir compte des réalités locales. Dans certaines communes, les femmes sont majoritaires dans les équipes municipales, et on leur impose quand même un homme en tête de liste. C'est contre-productif. Il faudrait plutôt encourager la diversité sans imposer des quotas absurdes.

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C

Carcassonne

il y a 2 semaines

Nooooon mais sérieux ??? Elle a bossé comme une malade et paf, on lui dit de céder sa place à un mec ptdr... Franchement, la parité c'est bien mais là c'est n'importe quoi !!!

3
A

Alexandrin

il y a 2 semaines

@carcassonne La parité, c'est comme la démocratie : ça marche quand ça arrange. Le reste du temps, c'est du folklore.

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