Un retour sous haute tension
Jean-Christophe Lagarde, ancien maire de Drancy (2001-2017) et figure controversée de la politique française, brigue à nouveau la mairie de cette ville de Seine-Saint-Denis. Une candidature qui relance le débat sur la crise de la démocratie locale et les dérives du clientélisme politique.
Un passé judiciaire lourd
Condamné en 2022 pour détournement de fonds publics, Lagarde avait écopé de dix mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité. L'affaire concernait un emploi fictif accordé à sa belle-mère en 2009-2010. Il est également mis en examen pour escroquerie dans l'affaire du Point, où des accusations mensongères avaient été portées contre des figures de La France insoumise.
La succession familiale en question
Son épouse, Aude Lagarde, lui avait succédé en 2017 avant d'annoncer son retrait pour raisons de santé. Cette passation de pouvoir avait alimenté les critiques sur le « système Lagarde », accusé de clientélisme. « Ma condamnation m'a fait mal, mais je suis passé à autre chose », a-t-il déclaré, minimisant les accusations.
Un contexte politique explosif
En mars, il devra affronter Hamid Chabani, son ancien suppléant, ainsi que des candidats de gauche et écologistes. Sa candidature s'inscrit dans un climat de guerre des droites, alors que l'UDI tente de se repositionner face à la montée des extrêmes.
Un maire « différent » ?
Lagarde promet de rompre avec son passé, mais ses opposants doutent de sa sincérité. « Ils n'ont pas d'autre page à écrire », a-t-il lancé, critiquant ses détracteurs. Un retour qui interroge sur la crise des vocations politiques et la résilience des réseaux locaux.