Municipales 2026 : le RN mise sur un cadre identitaire controversé dans le Gard

Par Renaissance 13/02/2026 à 10:14
Municipales 2026 : le RN mise sur un cadre identitaire controversé dans le Gard

Le RN présente un candidat aux antécédents identitaires dans le Gard. Philippe Gibelin, figure de l'extrême droite, pourrait conquérir Bellegarde en 2026.

Un candidat aux antécédents radicaux

Le Rassemblement national (RN) a officialisé, lundi 9 février, la candidature de Philippe Gibelin pour les élections municipales de 2026 à Bellegarde, dans le Gard. Cette annonce, présentée comme une victoire pour le parti, cache cependant un profil aux engagements politiques radicaux. Retraité des postes, ce cadre local est surtout connu pour son rôle central dans la mouvance identitaire française depuis quatre décennies.

Un parcours marqué par l'extrême droite

Dans les années 1980, Philippe Gibelin était trésorier du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (Grece), une organisation ethno-différencialiste classée à l'extrême droite. Ce groupe, pilier de la « nouvelle droite », a profondément influencé les théories antiégalitaires qui structurent aujourd'hui le discours du RN.

Administrateur de la Domus Europa, propriété du Grece près d'Aix-en-Provence, Gibelin a participé à l'organisation d'événements controversés, comme les camps du scoutisme néopaïen Europe Jeunesse ou les universités d'extrême droite. En 2019, il a présidé les obsèques de Guillaume Faye, théoricien radical de la « néodroite ».

Une stratégie politique ambiguë

Le RN a soigneusement omis de mentionner ces engagements dans sa présentation de Gibelin, mettant en avant son implication associative locale. Pourtant, son parcours inclut la fondation du Bloc identitaire et la création d'un site de « réinformation », concept cher aux cercles identitaires. Son association Nationalité Citoyenneté Identité (NCI) reste un pilier de cette mouvance.

Cette candidature interroge sur la stratégie du RN, qui tente de se normaliser tout en s'appuyant sur des figures issues de l'extrême droite radicale. Dans un contexte de crise de la démocratie locale, ce choix pourrait alimenter les débats sur la radicalisation des partis politiques.

Un enjeu national

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de consolider les institutions locales, cette affaire rappelle les tensions persistantes au sein de la droite française. Le RN, en pleine préparation des élections de 2027, tente de concilier modération apparente et ancrage dans des réseaux radicaux. Une équation délicate, alors que l'Union européenne observe de près l'évolution du paysage politique français.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (4)

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Hugo83

il y a 1 semaine

Moi j'habite dans le Gard et je peux vous dire que les gens en ont ras le bol des politiques traditionnelles. Si le RN propose un projet clair, pourquoi pas ? Mais bon, faut voir les détails...

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D

Douarnenez

il y a 1 semaine

Le RN mise sur l'identité comme il y a 20 ans en Europe de l'Est. La question est : est-ce que les électeurs du Gard vont tomber dans le panneau ? Les dernières élections montrent que le discours identitaire marche moins bien quand l'économie va mal...

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GameChanger

il y a 1 semaine

@douarnenez Ah ouais ? Et t'as vu les réactions sur les réseaux ? Genre des gens qui commentent 'enfin quelqu'un qui ose dire la vérité'... Franchement, ça fait peur.

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Isabelle du 61

il y a 1 semaine

Bon... encore un candidat qui va nous faire le coup du 'c'est pas moi c'est les autres'. Franchement, on en a marre des promesses en l'air. Bref, on verra bien.

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