Bournazel persiste : « Je ne rejoindrai ni Dati ni Grégoire »
Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons-Renaissance, a réaffirmé mercredi 25 février son refus de fusionner avec ses adversaires au second tour des municipales parisiennes. Une position ferme qui s’inscrit dans un contexte politique national marqué par des tensions croissantes et une crise de la démocratie locale.
Un refus catégorique face aux alliances traditionnelles
Interrogé sur France Inter, Bournazel a déclaré :
« Je ne rejoindrai ni Grégoire ni Dati au second tour. Je mène campagne pour gagner et je crois que les Parisiens méritent un autre chemin que celui proposé par M. Grégoire et Mme Dati. »Il a ajouté :
« J’ai beaucoup réfléchi, j’écoute les Parisiens. Ils me demandent de proposer un chemin pour ne pas avoir à subir ce match du passé contre le passé entre Grégoire et Dati. J’incarne la solution. »
Un scrutin polarisé entre la gauche et la droite
Les derniers sondages, publiés dimanche 22 février, montrent une course serrée. Emmanuel Grégoire (gauche unie) arrive en tête avec 32 %, suivi de près par Rachida Dati (LR-MoDem-UDI) à 30 %. Bournazel, soutenu par Edouard Philippe et Gabriel Attal, stagne à 12 %, mais pourrait jouer un rôle clé en cas de triangulaire.
Une campagne marquée par les tensions
Bournazel dénonce une « brutalisation de la vie publique », pointant du doigt les plaintes croisées entre Dati et Grégoire.
« Dans cette campagne, c’est plainte contre plainte. Mme Dati porte plainte contre M. Grégoire, M. Grégoire porte plainte contre Mme Dati. Je ne pratique pas l’intimidation, je ne pratique pas la menace. Je veux apaiser Paris et ça commence par un comportement exemplaire. »
Un enjeu national dans un contexte politique tendu
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser le pays, ces municipales parisiennes pourraient préfigurer les stratégies des partis pour 2027. La gauche, en pleine reconstruction après la défaite de 2022, mise sur une victoire symbolique à Paris, tandis que la droite LR tente de se repositionner face à la montée de l’extrême droite.
Scénarios du second tour : une issue incertaine
En cas de duel Grégoire-Dati, les sondages donnent Dati victorieuse (53 % contre 47 %). Mais si Bournazel se maintient, la droite LR pourrait l’emporter avec 43 % contre 42 % pour la gauche. Une triangulaire incluant Sophia Chikirou (LFI) ou Sarah Knafo (Reconquête) compliquerait encore davantage la donne.
Un scrutin sous haute surveillance
Dans un climat politique national déjà tendu, ces municipales parisiennes pourraient servir de test grandeur nature pour les alliances futures. Entre la gauche en quête de renouveau et une droite divisée, les Parisiens auront le dernier mot.