Un désaccord profond au sein du camp présidentiel
Alors que la question du statut de la Nouvelle-Calédonie s’invite à nouveau au cœur des débats politiques, le président Emmanuel Macron se retrouve confronté à une fronde inédite au sein même de son camp. Le député Nicolas Metzdorf, figure influente de la droite radicale en Nouvelle-Calédonie, a ouvertement critiqué la stratégie du gouvernement, marquant un tournant dans les relations avec l’Élysée.
Un référendum controversé
La tension est montée d’un cran en juillet dernier, lorsque le président a évoqué l’organisation d’un référendum sur l’indépendance-association d’ici quinze ans. Une proposition perçue comme un renoncement par une partie de la majorité, notamment par Metzdorf, qui dénonce un « alignement » forcé avec le groupe Renaissance.
« Avec le président de la République, les relations se sont refroidies en juillet, lorsqu’il a proposé un référendum sur l’indépendance-association dans quinze ans. Ça, ça ne passe pas. On n’est plus alignés, contrairement à ce qui se passe avec mon groupe. »
La ministre des Outre-mer sous le feu des critiques
Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, est également visée par les critiques. Son annonce de l’abandon de la « consultation anticipée » des Néo-Calédoniens, sans concertation préalable, a été perçue comme une trahison par Metzdorf. « On en a marre des reniements permanents », a-t-il déclaré, exprimant un sentiment de déception croissant au sein de la droite locale.
Un contexte politique explosif
Cette crise intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par des divisions au sein de la majorité présidentielle. Le Premier ministre Sébastien Lecornu tente de rassurer, mais les critiques persistent. Les indépendantistes du FLNKS, farouchement opposés à l’accord de Bougival, voient dans cette fronde une opportunité pour relancer leur combat.
Alors que la France s’engage dans une période de réformes sensibles, cette crise en Nouvelle-Calédonie pourrait bien devenir un symbole des tensions internes au pouvoir. Les prochaines semaines seront décisives pour éviter un éclatement définitif de la majorité.