Un appel à l'union de la droite face à la gauche parisienne
À deux semaines du premier tour des élections municipales, Edouard Philippe, ancien Premier ministre et figure montante du parti Horizons, a lancé un appel à l'union de la droite et du centre pour contrer la gauche parisienne. Dans une interview accordée à l'AFP, il a affirmé qu'il ferait « tout » pour favoriser « l'alternance » à Paris, avec un « grand rassemblement de la droite et du centre ».
Un clivage persistant au sein de la droite
Pourtant, les divisions persistent. Pierre-Yves Bournazel, candidat d'Horizons soutenu par Renaissance, a catégoriquement exclu toute alliance avec Rachida Dati (LR) ou Emmanuel Grégoire (PS). « Je ne rejoindrai ni Grégoire ni Dati au second tour. Je mène campagne pour gagner et je crois que les Parisiens méritent un autre chemin que celui proposé par M. Grégoire et Mme Dati », a-t-il déclaré sur France Inter.
« On est à deux semaines du premier tour. Rachida Dati veut gagner, Pierre-Yves Bournazel veut gagner, c'est bien normal. [...] Au soir du premier tour, je ferai tout ce que je peux pour qu'on fasse l'union, et qu'on ait l'alternance à Paris, avec un grand rassemblement de la droite et du centre. »
Des sondages inquiétants pour la droite
Les derniers sondages, publiés dimanche par l'IFOP, placent Bournazel à 12 % des voix, loin derrière Grégoire (32 %) et Dati (30 %). Une situation qui alimente les tensions au sein de la droite. Le camp Dati accuse Bournazel de mettre en danger l'alternance, tandis que ce dernier refuse toute compromission avec une droite jugée trop conservatrice.
Scénarios du second tour : la gauche en position de force
Selon les projections, en cas de duel entre Grégoire et Dati, la liste socialiste serait battue (47 % contre 53 %). Mais en cas de triangulaire incluant Bournazel, Dati l'emporterait de justesse (43 % contre 42 % pour la gauche et 15 % pour Horizons-Renaissance). Une situation qui illustre les risques d'une division de la droite face à une gauche unie.
La gauche parisienne, une forteresse à conquérir
Depuis 2001, Paris est administrée par la gauche, d'abord par Bertrand Delanoë, puis par Anne Hidalgo. Face à cette domination, la droite peine à se rassembler, malgré les appels répétés à l'union. Les critiques contre Bournazel se multiplient, certains l'accusant de privilégier son ambition personnelle au détriment de l'intérêt général.
Un enjeu national pour la droite
Cette élection municipale prend une dimension nationale, alors que le gouvernement Lecornu II tente de consolider son influence face à une opposition fragmentée. La droite, divisée entre modérés et conservateurs, doit faire face à une gauche parisienne déterminée à conserver son bastion. Un échec à Paris pourrait affaiblir davantage les partis de droite avant les élections de 2027.