Présidentielle 2027 : La gauche s'autodétruit dans une primaire sans envergure

Par Renaissance 26/01/2026 à 08:19
Présidentielle 2027 : La gauche s'autodétruit dans une primaire sans envergure

La primaire de la gauche pour 2027, sans les principaux partis, risque d'accentuer les divisions et de compromettre ses chances à la présidentielle.

Une primaire qui divise plus qu'elle ne rassemble

La primaire de la gauche prévue pour le 11 octobre 2026, en l'absence des principales formations de gauche, risque d'aggraver les divisions plutôt que de clarifier l'offre politique. À quinze mois de l'élection présidentielle, la gauche française, déjà affaiblie électoralement, s'expose à une nouvelle impasse stratégique.

Une primaire sans les principaux partis

Cette initiative, lancée sans la France insoumise, le Parti communiste, Place publique et le Parti socialiste, ressemble davantage à une primaire interne au groupe écologiste. Les candidats déclarés, Marine Tondelier, Clémentine Autain et François Ruffin, ne représentent qu'une infime partie de la gauche française.

Des divisions stratégiques profondes

Les partisans de cette primaire sont divisés sur la stratégie à adopter. D'un côté, Olivier Faure, premier secrétaire du PS, négocie avec le gouvernement Lecornu II et refuse de censurer l'exécutif. De l'autre, les écologistes s'alignent sur les insoumis pour tenter de faire tomber le gouvernement. Cette ambiguïté stratégique risque de creuser encore davantage les fractures au sein de la gauche.

Une gauche affaiblie et désunie

La gauche française, qui ne représente qu'un tiers des intentions de vote, peine à se rassembler. Les partis préfèrent se disputer sur des procédures de sélection plutôt que de proposer des idées neuves pour reconquérir l'électorat. Avec seulement 15 mois avant la présidentielle, le temps presse, et la gauche n'a toujours pas trouvé la voie pour parler directement aux Français.

Un risque de multiplication des candidatures

Cette primaire pourrait aboutir à un troisième candidat de gauche, en plus de Jean-Luc Mélenchon et de Fabien Roussel. Une telle dispersion des voix pourrait compromettre toute chance de qualification pour le second tour. La gauche doit impérativement se ressaisir pour éviter une nouvelle désillusion électorale.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (8)

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Anamnèse

il y a 3 semaines

La gauche a-t-elle encore une chance ? Franchement, j'en doute. Point.

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Q

Quiberon

il y a 3 semaines

Bon... Encore un cirque médiatique qui va rien changer. La gauche est vraiment en mode autodestruction.

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L

Le Dubitatif 2022

il y a 3 semaines

Mouais... Bof. On dirait qu'ils ont rien appris de leurs échecs passés.

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B

Bréhat

il y a 3 semaines

Si ça continue, la gauche va finir par s'auto-détruire avant même le premier tour. Qui votera pour eux ?

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S

Sentinelle républicaine

il y a 3 semaines

@brehat Exactement. Moi j'ai voté PS en 2012 et regardez où ça m'a mené. Plus jamais ça.

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K

Kerlouan

il y a 3 semaines

Encore une primaire qui va finir en foire d'empoigne. On a déjà vu ça en 2017, non ?

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P

Poséidon

il y a 3 semaines

@kerlouan Exactement, et après ils s'étonnent de perdre. Franchement, c'est limite comique.

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É

Épistémè

il y a 3 semaines

La gauche se tire une balle dans le pied. Comme d'hab.

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