Une primaire qui divise plus qu'elle ne rassemble
La primaire de la gauche prévue pour le 11 octobre 2026, en l'absence des principales formations de gauche, risque d'aggraver les divisions plutôt que de clarifier l'offre politique. À quinze mois de l'élection présidentielle, la gauche française, déjà affaiblie électoralement, s'expose à une nouvelle impasse stratégique.
Une primaire sans les principaux partis
Cette initiative, lancée sans la France insoumise, le Parti communiste, Place publique et le Parti socialiste, ressemble davantage à une primaire interne au groupe écologiste. Les candidats déclarés, Marine Tondelier, Clémentine Autain et François Ruffin, ne représentent qu'une infime partie de la gauche française.
Des divisions stratégiques profondes
Les partisans de cette primaire sont divisés sur la stratégie à adopter. D'un côté, Olivier Faure, premier secrétaire du PS, négocie avec le gouvernement Lecornu II et refuse de censurer l'exécutif. De l'autre, les écologistes s'alignent sur les insoumis pour tenter de faire tomber le gouvernement. Cette ambiguïté stratégique risque de creuser encore davantage les fractures au sein de la gauche.
Une gauche affaiblie et désunie
La gauche française, qui ne représente qu'un tiers des intentions de vote, peine à se rassembler. Les partis préfèrent se disputer sur des procédures de sélection plutôt que de proposer des idées neuves pour reconquérir l'électorat. Avec seulement 15 mois avant la présidentielle, le temps presse, et la gauche n'a toujours pas trouvé la voie pour parler directement aux Français.
Un risque de multiplication des candidatures
Cette primaire pourrait aboutir à un troisième candidat de gauche, en plus de Jean-Luc Mélenchon et de Fabien Roussel. Une telle dispersion des voix pourrait compromettre toute chance de qualification pour le second tour. La gauche doit impérativement se ressaisir pour éviter une nouvelle désillusion électorale.