Primaire à gauche : Patrick Kanner met en garde contre un échec programmé

Par Mathieu Robin 25/01/2026 à 11:21
Primaire à gauche : Patrick Kanner met en garde contre un échec programmé

Patrick Kanner met en garde contre une primaire à gauche qui ne garantirait pas la victoire en 2027, alors que le PS est divisé sur sa participation.

Une primaire ne garantit pas la victoire à la gauche, alerte Patrick Kanner

Dans un entretien accordé ce dimanche, le sénateur socialiste Patrick Kanner a exprimé ses doutes quant à l'efficacité d'une primaire de la gauche pour la présidentielle de 2027. Une mise en garde qui intervient alors que plusieurs partis de gauche, à l'exception de La France Insoumise, ont annoncé l'organisation d'une primaire unitaire.

Un processus contesté au sein du Parti socialiste

La présence d'Olivier Faure, premier secrétaire du PS, lors de l'annonce de la primaire à Tours a suscité l'ire de Patrick Kanner.

"Sa présence, alors qu'il n'avait pas de mandat du bureau national du PS, ça me gêne, je le dis. C'est une faute."
Le sénateur du Nord estime que le rôle d'Olivier Faure se limite à l'application des décisions prises par les instances dirigeantes du parti.

Un bilan mitigé des primaires passées

Patrick Kanner rappelle que la dernière expérience d'un candidat unique de la gauche, Benoît Hamon en 2017, s'est soldée par un score décevant de 6,35%. "Je suis perplexe", déclare-t-il, soulignant que la dynamique actuelle ne suffit pas à garantir un bon résultat.

Attendre les municipales pour trancher

Le président du groupe socialiste au Sénat plaide pour une approche prudente. "Nous regarderons d'abord quels sont les rapports de force au sein de cette gauche et nous pourrons ensuite mieux décider", explique-t-il. Le bureau national du PS a acté la création d'un comité de préparation des élections présidentielles, qui sollicitera l'avis des militants après les municipales.

Un contexte politique tendu

Cette polémique intervient dans un contexte marqué par la crise des vocations politiques, alors que la gauche peine à se rassembler face à une droite radicalisée et une extrême droite en progression. Le gouvernement Lecornu II, marqué par des tensions internes, voit d'un mauvais œil ces divisions à gauche, alors que la campagne pour 2027 s'annonce serrée.

L'Europe et les DOM-TOM en soutien

Alors que la France traverse une période de divisions politiques, les regards se tournent vers l'Union européenne et les territoires d'outre-mer, souvent perçus comme des modèles de stabilité et de cohésion sociale. Les DOM-TOM, en particulier, pourraient jouer un rôle clé dans la mobilisation des électeurs de gauche, face à une droite souvent perçue comme négligeant leurs spécificités.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (11)

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Épistémè

il y a 3 semaines

Le PS en 2027 ? Même pas en rêve.

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M

Marguerite de Corse

il y a 3 semaines

En 2012, on avait une primaire unie, et ça avait marché. Aujourd'hui, c'est l'inverse. Dommage, parce que le PS a encore des idées à défendre.

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Trégor

il y a 3 semaines

Si le PS veut vraiment gagner, il devrait plutôt se concentrer sur un programme économique crédible. Les primaires, c'est bien, mais sans idées fortes, ça ne sert à rien.

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Prologue48

il y a 3 semaines

@tregor Mais est-ce que le PS a encore les moyens de proposer un programme économique crédible ? Franchement, je doute...

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corbieres

il y a 3 semaines

Nooooon mais sérieux ??? Ils veulent perdre ou quoi ??? Une primaire maintenant c'est la mort assurée !!!

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veronique-de-saint-etienne

il y a 3 semaines

Le PS en mode autodestruction, encore. Pathétique.

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M

Michèle du 54

il y a 3 semaines

Moi je dis : une primaire, oui, mais avec des règles claires ! Sinon on va se retrouver avec des candidats qui font campagne contre leur propre camp. J'en ai marre de ces guerres intestines...

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Solstice

il y a 3 semaines

@michele-du-54 Tu as raison, mais est-ce que les militants sont prêts à accepter des règles strictes ? L'histoire montre qu'ils préfèrent souvent le chaos...

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Thomas65

il y a 3 semaines

Bof, une primaire c'est toujours le même cirque. Les militants votent entre eux, les gens normaux zappent. Et après on s'étonne que la gauche perde...

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Fab-49

il y a 3 semaines

Patrick Kanner a raison de souligner les risques d'une primaire à gauche. Historiquement, les divisions internes ont souvent affaibli les candidatures sociales-démocrates. Sans unité, le PS risque de se marginaliser davantage face à la NUPES et au RN.

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Mortimer

il y a 3 semaines

@fab-49 Exact, mais il faut aussi rappeler que la primaire de 2017 avait permis à Benoît Hamon de se démarquer. Le problème n'est pas le processus en soi, mais le manque de vision commune aujourd'hui.

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