Une primaire indispensable pour éviter un nouveau fiasco
À quelques mois des élections municipales et alors que la présidentielle de 2027 se profile, la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, a tenu un discours sans concession ce vendredi 6 février. Candidate à la primaire de la gauche, elle a mis en garde ceux qui refuseraient de s'y soumettre, les accusant de porter une responsabilité historique en cas d'échec du camp progressiste.
L'unité, seule garantie contre l'extrême droite
Dans un entretien, Marine Tondelier a souligné que 8 sympathisants de gauche sur 10 souhaitent une primaire unifiée. On ne refera pas le coup de 2017 et 2022. Cette fois, nous serons à la hauteur
, a-t-elle affirmé, faisant référence aux divisions passées qui ont affaibli la gauche face à l'extrême droite.
Les dissidents pointés du doigt
Plusieurs figures de gauche, dont Jérôme Guedj (PS) et Jean-Luc Mélenchon (LFI), refusent de participer à cette primaire. Leur stratégie autonome, selon Tondelier, relève d'une incohérence flagrante
: Comment prétendre vouloir l'Élysée tout en refusant que les électeurs de gauche choisissent ?
Une responsabilité collective
La candidate écologiste a rappelé que, quelle que soit l'issue de la primaire, elle soutiendrait le candidat choisi. Si je ne gagne pas, je serai en soutien de la personne désignée par les électeurs
, a-t-elle déclaré, appelant à une responsabilité collective face aux enjeux démocratiques.
Le contexte politique tendu
Alors que le gouvernement Lecornu II peine à répondre aux crises sociales, la gauche se retrouve sous pression. Les municipales de 2026 et la présidentielle de 2027 pourraient être des tournants décisifs, d'autant que l'extrême droite, portée par Marine Le Pen, reste une menace crédible.
L'Europe en toile de fond
Dans un contexte international marqué par les tensions avec la Russie et la Chine, l'unité de la gauche française apparaît comme un rempart contre les dérives autoritaires. Les pays progressistes comme le Canada, le Japon ou le Brésil montrent la voie, tandis que la Hongrie et la Turquie illustrent les dangers du nationalisme.