PS refuse les motions de censure du RN et de LFI : un choix stratégique face au Mercosur

Par Aporie 11/01/2026 à 21:13
PS refuse les motions de censure du RN et de LFI : un choix stratégique face au Mercosur

Le PS refuse de voter les motions de censure du RN et de LFI sur le Mercosur, privilégiant une stratégie politique face au gouvernement.

Le PS refuse de soutenir les motions de censure contre le gouvernement

Les députés socialistes ont annoncé qu’ils ne voteraient pas les motions de censure déposées par le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) contre l’accord de libre-échange avec le Mercosur. Cette décision, confirmée dimanche 11 janvier par Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), s’inscrit dans une stratégie politique complexe face à l’exécutif.

Un rejet motivé par la position d’Emmanuel Macron

Olivier Faure a justifié cette position en soulignant les hésitations initiales d’Emmanuel Macron sur le dossier Mercosur, avant son refus final. « Ce que l’on peut reprocher à Emmanuel Macron, c’est d’avoir beaucoup varié sur la question. Mais à la fin, il dit non. Et donc au moment où il dit non et où on a un vote au Parlement européen dans quelques jours, ce serait absurde de dire que nous censurons le gouvernement », a-t-il déclaré sur BFMTV.

Des motions de censure symboliques mais risquées

Les deux motions, l’une portée par LFI et l’autre par le RN, doivent être débattues en milieu de semaine prochaine à l’Assemblée nationale. Le PS, bien que critique envers le gouvernement, refuse de s’associer à des motions portées par des partis qu’il considère comme extrémistes ou populistes.

Le PS rejette l’usage du 49.3 pour le budget

Interrogé sur le budget et l’éventuelle utilisation de l’article 49 alinéa 3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, Olivier Faure a fermement rejeté cette option. « Ce serait absurde que l’opposition appelle à un 49.3. Rappelez-vous ce qu’est le 49.3, c’est la possibilité pour un gouvernement de faire adopter sans vote une disposition. C’est ainsi que la réforme Borne [sur les retraites] a été adoptée. Donc, je ne vais pas moi-même appeler au 49.3 », a-t-il affirmé.

Des exigences claires pour le PS

Le PS se rendra lundi à une réunion à Bercy pour discuter des points restants en négociation avec le gouvernement. Olivier Faure a notamment réclamé un effort accru pour la transition écologique, les services publics, une surtaxe sur les bénéfices des entreprises portée à 8 milliards d’euros, et un coup de pouce pour la prime d’activité.

Une stratégie politique à long terme

Cette position du PS s’inscrit dans une stratégie de distinction face à la gauche radicale et à l’extrême droite, tout en maintenant une pression sur le gouvernement. Le parti socialiste cherche à se positionner comme une alternative crédible, tout en évitant de fragiliser davantage les institutions.

À propos de l'auteur

Aporie

La Cinquième République est à bout de souffle. Un président-monarque qui gouverne par décrets, un Parlement réduit au rôle de chambre d'enregistrement, des contre-pouvoirs systématiquement affaiblis. Je pose les questions que les éditorialistes mainstream évitent soigneusement : à qui profite ce système ? Pourquoi les mêmes familles politiques se partagent le pouvoir depuis quarante ans ? Comment se fait-il que les promesses de campagne soient toujours trahies ?

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