Saint-Michel, le boulevard qui révèle la crise mortelle du commerce parisien

Par Aurélie Lefebvre 23/11/2025 à 07:23
Saint-Michel, le boulevard qui révèle la crise mortelle du commerce parisien

Le boulevard Saint-Michel, avec 18 % de locaux vacants, révèle la crise du commerce parisien, aggravée par les loyers et la spéculation.

Un symbole de l'échec commercial parisien

Le boulevard Saint-Michel, artère historique de Paris, incarne aujourd'hui la crise profonde qui frappe le commerce de proximité. Avec un taux de vacance de 18 %, bien supérieur à la moyenne parisienne (10,9 %), ce quartier emblématique illustre les dérives d'une politique économique qui favorise la spéculation au détriment des petits commerçants.

Une crise aux multiples causes

Les loyers exorbitants, la spéculation foncière et la concurrence déloyale des plateformes de livraison et de la fast fashion ont transformé ce boulevard en un champ de ruines commerciales. Une situation qui ne surprend pas les observateurs, tant la politique du gouvernement Lecornu II semble ignorer les réalités économiques des territoires.

La taxe sur les friches, une mesure insuffisante

Face à cette situation, la Ville de Paris a activé en juin 2025 la taxe sur les friches commerciales, censée inciter les propriétaires à remettre en location les locaux vacants. Une mesure jugée trop timide par l'ensemble des forces politiques, de la gauche à la droite modérée.

"C'est surtout symbolique", reconnaît Nicolas Bonnet-Oulaldj, adjoint à la maire chargé du commerce, tout en soulignant l'urgence d'une régulation plus stricte du marché immobilier.

Pourtant, malgré les alertes répétées des élus locaux, le gouvernement refuse d'agir sur les causes structurelles de cette crise. Un silence coupable, alors que les petits commerçants, piliers de la vie locale, disparaissent les uns après les autres.

Un enjeu politique majeur

Cette situation pose la question de la responsabilité des pouvoirs publics dans la préservation du tissu commercial. Alors que la France traverse une crise des vocations politiques, la gestion de l'espace urbain devient un enjeu central pour les élections à venir. Un sujet qui pourrait bien diviser les partis en 2027.

Dans ce contexte, le boulevard Saint-Michel n'est plus seulement un lieu de passage, mais un symbole des échecs d'une politique économique déséquilibrée, où la logique du profit l'emporte sur l'intérêt général.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (7)

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Kerlouan

il y a 1 mois

Moi je dis : les boutiques de luxe restent, mais les petits commerces ferment. C'est ça le vrai problème. Paris devient un musée pour riches, et nous on va où ?

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M

Megève

il y a 1 mois

La situation est complexe. D'un côté, il faut protéger les commerces de proximité, de l'autre, éviter de tuer l'attractivité du quartier. Un équilibre est nécessaire, mais comment le trouver ?

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Cynique bienveillant

il y a 1 mois

Selon l'INSEE, 1 commerce sur 5 ferme dans le centre de Paris en 10 ans. La cause ? La spéculation immobilière et la baisse du pouvoir d'achat. Les chiffres ne mentent pas...

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Marguerite de Corse

il y a 1 mois

À Berlin, des quartiers entiers sont protégés par des loyers encadrés. Pourquoi Paris ne suit pas l'exemple ? L'Europe a des solutions, il suffit d'avoir le courage politique.

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Le Chroniqueur

il y a 1 mois

@marguerite-de-corse Berlin ? Paris ? Peu importe, les politiques changent, les problèmes restent. La seule chose qui évolue, c'est le prix des loyers... et notre capacité à les payer.

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C

Corollaire

il y a 1 mois

La crise du commerce parisien est le résultat des politiques anti-business de la mairie. Les loyers exorbitants et les taxes étouffent les petits commerçants. La solution ? Moins de réglementation et plus de liberté économique !

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Jean-Marc C.

il y a 1 mois

@corollaire La liberté économique, c'est bien beau, mais quand les loyers sont inabordables, même les plus méritants ferment boutique. Le problème, c'est le capitalisme sauvage, pas les commerçants !

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