Saint-Ouen : une candidate écologiste quitte la course, dénonçant homophobie et opacité au sein de son parti

Par Mathieu Robin 25/11/2025 à 18:11
Saint-Ouen : une candidate écologiste quitte la course, dénonçant homophobie et opacité au sein de son parti

Sabrina Decanton, candidate écologiste à Saint-Ouen, quitte la course municipale, dénonçant homophobie et opacité au sein de son parti.

Une candidate écologiste quitte la course à la mairie de Saint-Ouen

Sabrina Decanton, candidate écologiste (EELV) pour les municipales de 2026 à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), a annoncé son retrait de la campagne, dénonçant des comportements homophobes et des pratiques politiques inacceptables au sein de son propre groupe local.

Des propos discriminatoires et des pressions illégales

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, la candidate a révélé être la cible de remarques homophobes depuis plusieurs mois. Son orientation sexuelle aurait été évoquée comme un obstacle à sa candidature, certains membres de son groupe estimant qu'elle serait incompatible avec le soutien des quartiers populaires.

Elle a également dénoncé des pressions pour signer un document illégal, destiné à confier des décisions municipales à un groupe restreint et secret. Sabrina Decanton a refusé de céder à ces exigences, affirmant avoir fait tout ce qui était en son pouvoir pour poursuivre sa campagne, mais dans des conditions intolérables.

Le soutien de la direction nationale d'EELV

Marine Tondelier, secrétaire nationale d'EELV, a apporté son soutien total à Sabrina Decanton, qualifiant les pratiques dénoncées de scandaleuses. Elle a rappelé que

Jamais l'homophobie n'aura sa place dans notre mouvement
, et annoncé que les instances disciplinaires du parti avaient été saisies pour donner suite à ces accusations.

Un contexte politique tendu

Cette affaire intervient dans un contexte de crise des vocations politiques, où de nombreux élus et candidats dénoncent des pratiques opaques et des clivages internes au sein des partis. Les écologistes, souvent perçus comme un mouvement progressiste, sont désormais confrontés à leurs propres démons internes.

Cette affaire pourrait également alimenter les débats sur la représentation des minorités en politique, alors que la gauche française tente de se repositionner avant les élections de 2027.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (8)

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Marguerite de Corse

il y a 2 mois

En Europe, les partis verts ont souvent des procédures plus transparentes pour gérer ces conflits. Peut-être que la France devrait s'inspirer de ce qui se fait ailleurs...

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R

Roscoff

il y a 2 mois

@marguerite-de-corse L'Europe n'est pas une solution miracle, mais c'est vrai que certains pays gèrent mieux ces questions. En attendant, en France, les partis doivent assumer leurs responsabilités.

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L

Léo-79

il y a 2 mois

Typique des élites politiques qui se disent 'progressistes' mais qui agissent comme les autres. Les petits arrangements entre copains, ça existe partout, même chez les écolos !

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B

Buse Variable

il y a 2 mois

Encore une preuve que l'écologie politique n'est pas à l'abri des dérives. L'homophobie n'a pas sa place dans un parti qui se dit progressiste ! Solidarité avec Sabrina Decanton, qui a eu le courage de dénoncer ces pratiques.

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Z

Zen_187

il y a 2 mois

@buse-variable Je partage ta colère, mais il faut aussi reconnaître que les tensions internes existent dans tous les partis. L'important est de trouver des solutions pour éviter que ces cas ne se reproduisent.

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Reminiscence

il y a 2 mois

Une candidate qui quitte pour des raisons idéologiques... C'est triste, mais c'est souvent le cas dans les partis 'progressistes'. La réalité du terrain est moins glamour que les discours sur l'écologie et la diversité.

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Diogène

il y a 2 mois

Ah, une énième démission pour cause de 'malaise interne'... Comme si les partis n'étaient pas tous des machines à broyer les idéalistes. Au moins, elle a eu le courage de partir avant de se faire bouffer par le système.

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EdgeWalker3

il y a 2 mois

Selon l'INSEE, les cas d'homophobie en politique locale ont augmenté de 15% en 5 ans. Les partis écologistes ne font pas exception, bien que leurs discours soient progressistes. L'opacité des processus internes est aussi un problème récurrent, comme le souligne la Cour des comptes.

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