Une candidature qui secoue la capitale
Dans un contexte politique français marqué par les tensions internes à la droite et à l'extrême droite, Sarah Knafo, eurodéputée de Reconquête !, a officialisé sa candidature aux élections municipales parisiennes de 2026. Une annonce qui intervient alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser les finances publiques, dans un climat de crise de la démocratie locale et de guerre des droites.
Une stratégie médiatique assumée
Lors de son passage sur TF1, la jeune élue de 32 ans a martelé son ambition :
« Je suis candidate pour être la prochaine maire de Paris. Personne ne sera aussi déterminée que moi pour mettre fin à la gabegie. »Une déclaration qui contraste avec son profil jusqu'ici centré sur les enjeux nationaux, voire internationaux, bien loin des préoccupations locales.
Un programme radical et des promesses chocs
Sarah Knafo mise sur un programme économique radical, promettant 10 milliards d'euros d'économies et une division par deux de la taxe foncière. Des mesures qui s'inscrivent dans le contexte de crise des finances publiques, mais qui pourraient heurter les Parisiens attachés aux services municipaux. Elle annonce aussi deux référendums par an, une promesse qui sonne comme un défi aux institutions traditionnelles.
Un champ de bataille électorale explosif
La candidate de Reconquête ! affrontera notamment Rachida Dati (LR-MoDem) et Thierry Mariani (RN), dans un duel qui pourrait affaiblir l'extrême droite. Une situation qui profite à la gauche, unie derrière Emmanuel Grégoire (PS), et à la droite modérée incarnée par Pierre-Yves Bournazel (Horizons).
Un enjeu bien au-delà de Paris
Cette élection sera aussi un test pour le président Emmanuel Macron, dont le gouvernement tente de recentrer le débat sur les crises agricoles et sanitaires. Une victoire de l'extrême droite à Paris renforcerait les divisions internes à la majorité, alors que les élections de 2027 approchent.