Le RN affiche ses ambitions pour les municipales de 2026
À quelques mois des élections municipales, le Rassemblement national (RN) affiche ses ambitions et sa stratégie pour conquérir plusieurs grandes villes françaises. Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée nationale et député RN du Nord, était l'invité d'une émission politique pour détailler la vision du parti.
Une stratégie d'union des patriotes, pas des droites
Sébastien Chenu a insisté sur la notion d'"union des patriotes", une formule qui se distingue de l'"union des droites" traditionnellement défendue par d'autres partis. Selon lui, cette approche permet de rassembler au-delà des clivages partisans, notamment pour contrer l'extrême gauche dans certaines villes.
"Nous ne cherchons pas à sauver la droite. Notre objectif est de sauver les Français et de protéger les villes d’une gestion que nous jugeons délétère de la gauche et de l’extrême gauche."
Le député du Nord a critiqué les positions de certains élus de droite, comme Xavier Bertrand ou Édouard Philippe, qu'il accuse de collaborer avec des forces politiques incompatibles avec les valeurs du RN.
Des cibles précises : Toulon, Marseille et Paris
Le RN vise plusieurs villes emblématiques, avec des stratégies adaptées à chaque contexte. À Toulon, Laure Lavalette, candidate sans étiquette RN, est présentée comme une figure capable de rassembler au-delà du parti. À Marseille, le RN mise sur une dynamique positive, malgré les défis locaux.
À Paris, la situation est plus complexe pour Thierry Mariani, dont les sondages restent faibles. Sébastien Chenu a défendu son candidat, le présentant comme un homme de convictions face à des adversaires plus opportunistes.
Un message qui dépasse la droite
Le RN se positionne comme un mouvement ouvert, capable de rassembler des électeurs au-delà des frontières traditionnelles de la droite. Sébastien Chenu a critiqué les résultats médiocres des élus LR, qu'il accuse de porter une part du bilan d'Emmanuel Macron.
"Les Républicains ont obtenu moins de 5 % à la dernière élection présidentielle. Ce parti devrait s’interroger sur sa ligne politique : on ne peut pas avoir un pied dans la macronie tout en prétendant incarner l’opposition."
Un contexte politique tendu
Alors que Bruno Retailleau pourrait annoncer sa candidature à la présidentielle, le RN ne semble pas inquiété. Sébastien Chenu a minimisé l'impact potentiel de l'ancien ministre, le qualifiant d'héritier d'un bilan décevant.
Dans un contexte de crise de la démocratie locale et de montée des tensions politiques, le RN entend bien jouer un rôle central dans les prochaines élections municipales.