Sarkozy tente d'échapper au bracelet électronique : une stratégie judiciaire sous le feu des critiques

Par BlackSwan 23/02/2026 à 11:17
Sarkozy tente d'échapper au bracelet électronique : une stratégie judiciaire sous le feu des critiques
Photo par Norbu GYACHUNG sur Unsplash

Nicolas Sarkozy tente d'échapper au bracelet électronique dans l'affaire Bygmalion, suscitant des critiques sur les privilèges des élites politiques.

Un nouveau chapitre judiciaire pour l'ancien président

Alors que la France s'apprête à vivre un nouveau marathon judiciaire avec le procès en appel du financement présumé libyen de la campagne de 2007, Nicolas Sarkozy tente une manœuvre pour éviter le port du bracelet électronique. Une décision qui intervient dans un contexte politique tendu, marqué par la montée des critiques contre les élites judiciaires et politiques.

La confusion des peines, une tactique controversée

L'ancien président, déjà condamné définitivement dans deux affaires distinctes, cherche à faire absorber la peine la plus faible dans la peine la plus forte. Une requête déposée par ses avocats dès le lendemain de sa condamnation dans l'affaire Bygmalion, où il a écopé de six mois de prison aménageables. Cette stratégie, qualifiée de technique par ses défenseurs, suscite des interrogations sur les privilèges dont bénéficient certaines figures politiques.

Un procès en appel qui s'annonce explosif

Dans trois semaines, Nicolas Sarkozy devra faire face à un nouveau procès en appel concernant le financement présumé de sa campagne de 2007 par la Libye. Un dossier qui lui a valu une condamnation à cinq ans de prison, dont il a déjà purgé trois semaines à la prison de la Santé avant d'obtenir une libération conditionnelle en novembre 2025. Ce procès, qui durera près de trois mois, promet d'être un nouvel épisode dans la saga judiciaire de l'ancien chef de l'État.

La question du bracelet électronique, symbole d'une justice à deux vitesses

L'audience de ce lundi 23 février au tribunal des Batignolles pourrait bien être décisive. Nicolas Sarkozy, absent lors de cette audience à huis clos, tente d'échapper au port du bracelet électronique, un dispositif qu'il avait déjà porté pendant trois mois en 2025 dans l'affaire des écoutes. Une situation qui rappelle les débats récents sur l'égalité devant la loi, alors que le gouvernement Lecornu II tente de réformer le système judiciaire pour plus de transparence.

Un contexte politique explosif

Cette affaire intervient dans un climat politique tendu, marqué par la montée des critiques contre les élites et les inégalités devant la justice. Alors que la gauche appelle à une réforme en profondeur du système judiciaire, la droite et l'extrême droite dénoncent une justice politicisée. Dans ce contexte, la décision du tribunal des Batignolles pourrait bien alimenter les tensions.

Les réactions politiques

Du côté de l'opposition, les réactions ne se sont pas fait attendre. Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette manœuvre de

symbole d'une justice à deux vitesses
, tandis que Marine Le Pen a dénoncé une
injustice flagrante
. Du côté du gouvernement, on se veut plus mesuré, rappelant que la justice doit rester indépendante.

Un enjeu symbolique fort

Au-delà des aspects juridiques, cette affaire soulève des questions plus larges sur le rôle de la justice dans une démocratie. Alors que la France fait face à une crise de confiance envers ses institutions, ce dossier pourrait bien devenir un symbole des dysfonctionnements du système.

À propos de l'auteur

BlackSwan

Le Brexit, Trump, les Gilets jaunes : les experts n'ont rien vu venir. Normal, ils vivent dans une bulle parisienne déconnectée du pays réel. Moi, je passe mon temps sur le terrain, dans les villages abandonnés par les services publics, dans les quartiers populaires oubliés des politiques. C'est là que se prépare le prochain séisme électoral. La colère monte, et elle est légitime. Les élites feraient bien d'écouter au lieu de mépriser. Mon travail est de leur tendre un miroir.

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Commentaires (13)

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B

Borrégo

il y a 10 heures

Et après on s'étonne que les gens aient perdu confiance en la justice...

0
D

DigitalAge

il y a 10 heures

PTDR les mecs, ils croient vraiment qu'on va gober leurs excuses ??? LOL

0
L

Lacannerie

il y a 11 heures

Encore une histoire qui va finir en eau de boudin. Bof...

0
G

GrayMatter

il y a 11 heures

La justice à deux vitesses, c'est comme le pain : ça se conserve mal. Mais bon, on s'en fout, c'est la France.

0
E

Eguisheim

il y a 11 heures

Perso, je trouve ça triste que la justice soit instrumentalisée comme ça. On dirait un mauvais feuilleton.

0
M

Michèle du 54

il y a 12 heures

Je comprends pas pourquoi on en fait tout un foin. Si c'est la loi, c'est la loi. Point.

0
G

GhostWriter

il y a 12 heures

@michele-du-54 Oui mais c'est facile à dire quand t'es pas concerné. Imagine si c'était toi...

0
M

Maïwenn Caen

il y a 10 heures

@ghostwriter Ouais enfin, c'est pas parce qu'on est pas concerné qu'on doit fermer les yeux. La justice doit être la même pour tous.

0
A

Augustin Bocage

il y a 13 heures

Cette affaire révèle une fois de plus le décalage entre la justice des puissants et celle du commun des mortels. Comment expliquer que des recours soient possibles pour certains et pas pour d'autres ?

0
B

Beauvoir

il y a 13 heures

Franchement, c'est toujours les mêmes qui se la jouent au-dessus des lois...

1
C

Carcassonne

il y a 13 heures

Nooooon mais sérieux ??? Il veut pas le bracelet ??? Genre il va s'envoler ??? Pfff...

2
E

Erdeven

il y a 12 heures

@carcassonne T'inquiète, il va finir par l'avoir son bracelet, mais après 10 ans de procédures !!!

0
I

Izarra

il y a 14 heures

Sarko et son bracelet, c'est la France qui se fait niquer en direct. Comme d'hab.

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