Scandale aux Jeunes en Marche : Fraude électorale et crise de légitimité

Par Mathieu Robin 21/11/2025 à 19:10
Scandale aux Jeunes en Marche : Fraude électorale et crise de légitimité

Les Jeunes en Marche traversent une crise interne après des soupçons de fraude électorale lors de l'élection de leur président.

Une élection contestée et un mouvement en pleine implosion

Les Jeunes en Marche (JEM), mouvement satellite de La République En Marche (LREM), traversent une crise interne profonde après des soupçons de fraude électorale lors de l'élection de leur président, Louis Roquebert, en juin dernier. Proche de Gabriel Attal, ministre de l'Éducation nationale, Roquebert a été élu avec 63% des voix, mais cette victoire est aujourd'hui contestée par une partie des cadres du mouvement.

Un déni de démocratie au sein des JEM

Stéphane Pair, journaliste d'investigation, évoque un « gros divorce » au sein des JEM, où environ 250 cadres référents dénoncent un déni de démocratie. Seuls 2 600 adhérents sur les 27 000 revendiqués auraient participé au vote, avec des doutes sur la légitimité de ces résultats.

« C'est quelque chose qu'on a vu d'une manière un peu épisodique dans tous ces mouvements-là : il faut montrer qu'on a de la surface politique, qu'on existe et qu'on est en capacité de mobiliser large. »

Un mouvement en perte de crédibilité

Cette crise s'inscrit dans un contexte plus large de crise des vocations politiques, où les mouvements de jeunesse peinent à se renouveler. Les JEM, comme d'autres structures similaires, cherchent à exister politiquement en affichant une base militante solide, mais les accusations de fraude remettent en cause leur crédibilité.

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la stabilité institutionnelle, cette affaire rappelle les dysfonctionnements internes qui minent certains partis politiques, notamment à droite et à l'extrême droite, souvent critiqués pour leur manque de transparence.

Un enjeu pour la majorité présidentielle

Cette crise intervient alors que le président Emmanuel Macron prépare les échéances électorales de 2027. Les JEM, censés incarner le renouveau politique, voient leur image ternie par ces accusations. La gauche, quant à elle, pourrait profiter de cette situation pour dénoncer les dérives autoritaires et le manque de transparence au sein de la majorité.

Dans un contexte de crise des finances publiques et de tensions internationales, cette affaire illustre les défis internes auxquels doit faire face la majorité présidentielle, alors que l'opposition se renforce.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (6)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

M

Max95

il y a 1 mois

D'après l'INSEE, 72% des Français pensent que les partis politiques manquent de transparence. Ce scandale ne fera qu'aggraver cette perception.

3
F

FXR_569

il y a 1 mois

Ces jeunes qui prétendent tout révolutionner et qui reproduisent les mêmes travers... Pathétique. La droite au moins assume ses méthodes.

2
E

Erdeven

il y a 1 mois

@fxr-569 La droite aussi a ses scandales, ne l'oublions pas. Le problème est systémique, pas partisan. Il faut des réformes structurelles.

0
S

Solstice

il y a 1 mois

Encore un scandale qui montre que la démocratie interne des partis est un leurre !!! Les militants sont trahis par leurs propres dirigeants. Où est la transparence ?

4
T

Tirésias

il y a 1 mois

@solstice Ah, la démocratie interne... comme si les partis en avaient quelque chose à faire. À part se partager les postes, bien sûr.

0
A

Ainhoa

il y a 1 mois

Selon la Cour des comptes, 30% des partis politiques ont connu des fraudes électorales internes. Les Jeunes en Marche ne font pas exception. Il faut des audits indépendants pour rétablir la confiance.

6
Publicité