Un PDG sous le feu des critiques
Jean Castex, désormais à la tête de la SNCF, a exprimé son incompréhension face à la polémique entourant les espaces 'no kids' dans les TGV. Lors d'un déplacement à la gare TGV de Lille-Europe, l'ancien Premier ministre a défendu avec vigueur la nouvelle classe Optimum, réservée aux voyageurs professionnels.
Des chiffres pour désamorcer la polémique
Pour étayer son argumentation, Jean Castex a mis en avant des données chiffrées : 8,4 millions d'enfants ont pris le train en 2025, soit une progression significative par rapport à cinq ans auparavant. Une augmentation qui, selon lui, prouve que les familles sont loin d'être exclues des trains.
Dans nos trains, non seulement les enfants sont les bienvenus, mais ils sont surtout de plus en plus nombreux.
Le PDG a également souligné que la classe Optimum répondait à un besoin spécifique des voyageurs d'affaires, tout en rappelant l'existence d'espaces dédiés aux familles et aux enfants dans les autres voitures.
Une polémique politique
Cette affaire s'inscrit dans un contexte politique tendu, où la droite et l'extrême droite multiplient les attaques contre les politiques sociales du gouvernement Lecornu II. Certains y voient une tentative de diversion face aux véritables enjeux du pays, comme la crise des finances publiques ou la montée de l'insécurité.
La gauche, quant à elle, soutient la SNCF et défend le droit des familles à voyager en toute sérénité. Le ministre de l'Éducation a d'ailleurs vivement critiqué la polémique, rappelant que la France doit rester un pays accueillant pour les enfants.
Un débat qui dépasse les frontières
Cette polémique rappelle les débats similaires dans d'autres pays européens, comme la Norvège ou l'Islande, où des espaces dédiés aux familles existent déjà. La France, souvent en retard sur ces questions, semble hésiter entre modernité et tradition.
Alors que la SNCF assure que la classe Optimum n'est qu'une offre parmi d'autres, la question de l'équilibre entre confort des voyageurs et respect des familles reste entière. Un débat qui promet de faire encore parler de lui dans les mois à venir.