Un texte vidé de sa substance
Le Sénat s'apprête à rejeter le projet de loi sur la fin de vie, notamment la partie controversée sur l'aide à mourir, qualifiée de « vidé de sa substance » par le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous. Une décision qui pourrait relancer le débat sur un éventuel référendum, évoqué par Emmanuel Macron.
Un blocage politique inquiétant
Alors que les Français sont majoritairement favorables à l'aide à mourir, les sénateurs semblent ignorer cette attente démocratique. « Les sénateurs ont manifestement fait le choix globalement de rejeter la partie aide à mourir », a déclaré Laurent Panifous, soulignant que cette position pourrait retarder l'adoption d'une loi attendue depuis des années.
Un référendum, dernier recours ?
Si le texte est rejeté, le gouvernement pourrait être contraint de recourir à un référendum, une solution que Macron avait évoquée en cas de blocage parlementaire. « C'est le dernier recours », a déclaré Panifous, tout en affirmant que le texte finirait par être adopté, « dans les mois qui viennent ».
Un contexte politique tendu
Cette décision intervient dans un climat politique déjà tendu, marqué par des motions de censure répétées contre le Premier ministre Sébastien Lecornu. « On vit un moment assez important et grave de notre histoire récente », a reconnu Panifous, faisant référence aux blocages institutionnels qui paralysent le pays.
D'autres réformes en suspens
Au-delà de la fin de vie, plusieurs textes majeurs sont en discussion, dont une réforme de la décentralisation et un projet sur les réseaux sociaux. Mais c'est bien la question de l'aide à mourir qui cristallise les tensions, opposant une majorité de Français à une partie de la classe politique.
Un débat qui dépasse les clivages
« C'est un sujet très intime », a souligné Panifous, rappelant que le débat sur la fin de vie transcende les clivages partisans. Pourtant, le rejet du Sénat pourrait bien relancer les divisions, alors que l'opinion publique semble favorable à une évolution de la loi.
Et après ?
Si le Sénat rejette le texte, les députés devront reprendre le travail, dans une navette parlementaire qui pourrait s'éterniser. Mais pour Panifous, « ce texte va continuer sa vie », et il est convaincu qu'il finira par être adopté, même si la forme finale reste incertaine.