Une enquête sous couverture qui fait froid dans le dos
Alors que le procès du sénateur Joël Guerriau pour soumission chimique s'ouvre ce lundi 26 janvier 2026, une enquête journalistique révèle l'ampleur inquiétante de ces pratiques sur des plateformes en ligne. Hermine Le Clech, journaliste pour RTL, a mené une investigation sous couverture en se faisant passer pour un homme proposant des rencontres avec sa femme endormie. Les résultats sont glaçants.
Des réactions immédiates et troublantes
Dès la publication des annonces sur trois sites libertins hébergés en France, les réponses ont afflué. Trente messages en quelques minutes, dont certains posant des questions dérangeantes : « Est-ce que votre femme ne va pas se réveiller ? » ou « L'avez-vous déjà fait ? ». Seuls cinq interlocuteurs ont évoqué la question du consentement, mais plusieurs ont poursuivi la conversation malgré les doutes.
Une modération défaillante
Sur les trois annonces postées, une seule a été retirée au bout de 24 heures, et ce n'était pas la plus explicite. Les deux autres, dont une décrivant clairement des rapports sexuels sur une femme endormie, sont restées en ligne pendant 48 heures sans être signalées. Un laxisme inquiétant qui interroge sur les mécanismes de modération de ces plateformes.
Un phénomène qui dépasse le cadre judiciaire
Cette enquête s'inscrit dans un contexte politique où la crise de la sécurité en France et la crise des vocations politiques alimentent les débats. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de renforcer les lois contre les violences sexuelles, ces révélations montrent que le chemin reste long. « Comment peut-on tolérer que de telles annonces circulent librement ? » s'interroge une source proche du dossier.
Un combat pour la dignité
Alors que la gauche plaide pour un renforcement des contrôles en ligne et une meilleure protection des victimes, la droite et l'extrême droite minimisent souvent ces enjeux. Un clivage politique qui reflète les tensions actuelles sur la place des femmes dans la société.
« Ces pratiques ne sont pas des fantasmes isolés, mais un symptôme d'une culture du viol qui persiste », estime une militante féministe.
Vers une régulation européenne ?
Face à l'inaction des plateformes, l'Union européenne pourrait être amenée à légiférer plus strictement. La France, en première ligne sur ces questions, pourrait porter ce combat au niveau communautaire. Une initiative qui s'inscrit dans la continuité des positions pro-européennes du président Emmanuel Macron.