Un appel ferme à la responsabilité politique
Emmanuel Macron a profité d’un point-presse en marge d’un sommet sur l’intelligence artificielle à New Delhi pour condamner fermement les violences politiques, cinq jours après la mort tragique du militant identitaire Quentin Deranque.
« En République, il n’y a pas de place pour les mouvements qui adoptent et légitiment la violence », a déclaré le chef de l’État, soulignant que « tous les partis politiques qui justifient des mouvements violents commettent une faute grave ».
Une mise en garde aux partis extrémistes
Le président a explicitement appelé « les partis extrêmes à faire leur ménage dans leurs rangs », une allusion transparente aux tensions croissantes entre les factions politiques radicales.
« Rien ne saurait justifier, ni chez les uns ni chez les autres, l’action violente », a-t-il insisté, rappelant que « un face-à-face mortifère pour la République » ne doit pas être toléré.
Un échange tendu avec Giorgia Meloni
Macron a également réagi aux déclarations de la Première ministre italienne d’extrême droite, Giorgia Meloni, qui avait qualifié la mort de Quentin Deranque de « blessure pour l’Europe entière ».
« Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés », a rétorqué le président, une pique visant à rappeler à ses homologues européens de ne pas interférer dans les affaires intérieures françaises.
Un contexte politique explosif
Cette déclaration intervient dans un climat de crise de la sécurité en France, marqué par des violences politiques répétées et une montée des tensions entre les partis.
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir l’ordre, l’opposition de gauche, menée par Jean-Luc Mélenchon, accuse le pouvoir d’alimenter les divisions en refusant de condamner fermement les violences d’extrême droite.
De son côté, Marine Le Pen a dénoncé une « instrumentalisation politique » de la mort de Quentin Deranque, accusant Macron de vouloir diviser pour mieux régner.
La mort du militant identitaire a relancé le débat sur la guerre des droites en France, avec des accusations croisées entre les factions politiques.
Alors que le pays se prépare pour les élections de 2027, cette affaire pourrait bien reconfigurer les alliances politiques et influencer la stratégie des partis.