Macron dénonce les violences politiques et exige un « ménage » dans les rangs extrémistes

Par Camaret 19/02/2026 à 15:27
Macron dénonce les violences politiques et exige un « ménage » dans les rangs extrémistes
Photo par Khamkéo sur Unsplash

Emmanuel Macron exige un « ménage » dans les rangs extrémistes après la mort d’un militant identitaire, critiquant Giorgia Meloni et dénonçant la violence politique.

Un appel ferme à la responsabilité politique

Emmanuel Macron a profité d’un point-presse en marge d’un sommet sur l’intelligence artificielle à New Delhi pour condamner fermement les violences politiques, cinq jours après la mort tragique du militant identitaire Quentin Deranque.

« En République, il n’y a pas de place pour les mouvements qui adoptent et légitiment la violence », a déclaré le chef de l’État, soulignant que « tous les partis politiques qui justifient des mouvements violents commettent une faute grave ».

Une mise en garde aux partis extrémistes

Le président a explicitement appelé « les partis extrêmes à faire leur ménage dans leurs rangs », une allusion transparente aux tensions croissantes entre les factions politiques radicales.

« Rien ne saurait justifier, ni chez les uns ni chez les autres, l’action violente », a-t-il insisté, rappelant que « un face-à-face mortifère pour la République » ne doit pas être toléré.

Un échange tendu avec Giorgia Meloni

Macron a également réagi aux déclarations de la Première ministre italienne d’extrême droite, Giorgia Meloni, qui avait qualifié la mort de Quentin Deranque de « blessure pour l’Europe entière ».

« Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés », a rétorqué le président, une pique visant à rappeler à ses homologues européens de ne pas interférer dans les affaires intérieures françaises.

Un contexte politique explosif

Cette déclaration intervient dans un climat de crise de la sécurité en France, marqué par des violences politiques répétées et une montée des tensions entre les partis.

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir l’ordre, l’opposition de gauche, menée par Jean-Luc Mélenchon, accuse le pouvoir d’alimenter les divisions en refusant de condamner fermement les violences d’extrême droite.

De son côté, Marine Le Pen a dénoncé une « instrumentalisation politique » de la mort de Quentin Deranque, accusant Macron de vouloir diviser pour mieux régner.

La mort du militant identitaire a relancé le débat sur la guerre des droites en France, avec des accusations croisées entre les factions politiques.

Alors que le pays se prépare pour les élections de 2027, cette affaire pourrait bien reconfigurer les alliances politiques et influencer la stratégie des partis.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (9)

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Z

Zen_187

il y a 21 heures

Nooooon mais sérieux ??? Macron il parle de violence mais il a envoyé les CRS sur les GJ ??? Franchement...

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C

Crépuscule

il y a 21 heures

La violence politique, c'est le symptôme d'une démocratie qui craque. Et Macron, avec ses grands discours, il fait quoi ? Il met de l'huile sur le feu ou il éteint l'incendie ?

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M

Maïwenn Caen

il y a 22 heures

Bon, ok, Macron a raison sur le fond, mais il est mal placé pour donner des leçons. Son gouvernement a bien alimenté la haine ces dernières années, non ?

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W

WebSurfer

il y a 23 heures

Ah ouais, encore un mort politique... On va tous pleurer ? Franchement, à force, on s'habitue. C'est triste à dire, mais bon...

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Y

Yvon du 39

il y a 23 heures

La violence politique, c'est jamais acceptable, mais faut pas non plus faire semblant de découvrir le problème. Depuis 2017, ça chauffe grave. Et maintenant on fait quoi ?

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G

GhostWriter

il y a 22 heures

@yvon-du-39 T'es sérieux ? Tu compares les violences ? Parce que là, t'es en train de minimiser. C'est pas la même chose de casser une vitrine et de tuer quelqu'un.

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B

BookWorm

il y a 1 jour

Intéressant de voir Macron citer Meloni. Stratégie de communication pour se positionner comme rempart face à l'extrême droite ? Ou simple opportunisme politique ?

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A

Abraracourcix

il y a 1 jour

@bookworm Franchement, c'est un peu facile de dire ça. Il a raison de dénoncer la violence, peu importe le camp. Mais bon, c'est vrai qu'il aurait pu commencer par chez lui...

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A

Anamnèse

il y a 1 jour

Macron veut faire le ménage ? Il commence par son propre gouvernement. Point.

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