Un jeune militant nationaliste lynché à Lyon
Un drame politique a secoué Lyon ce samedi 14 février 2026. Quentin, un jeune militant proche du collectif identitaire Némésis, a été mortellement agressé en marge d'une intervention de la députée Rima Hassan à l'IEP de Lyon. Les tensions entre groupes d'extrême droite et d'extrême gauche, exacerbées ces derniers mois, semblent avoir atteint un nouveau paroxysme.
L'enquête en cours, les accusations fusent
Les premiers éléments de l'enquête laissent penser que l'agression pourrait être liée à des affrontements entre militants de la Jeune Garde, un groupe antifasciste proche de La France insoumise (LFI), et des membres de Némésis. Le député EPR Marc Ferracci, invité sur une matinale politique, a réagi avec gravité à ce drame.
"Un jeune homme a été lynché à mort pour son engagement politique. Quelle que soit l'opposition qu'on peut avoir vis-à-vis des idées de quelqu'un, il n'y a aucune cause, aucune idéologie qui justifie qu'on tue pour elle."
Ferracci a appelé à un retour au calme dans le débat politique, dénonçant une montée des violences verbales et physiques qui, selon lui, menacent la démocratie française.
LFI dans le collimateur de la droite
Interrogé sur les responsabilités potentielles de La France insoumise, le député EPR a pointé du doigt la rhétorique agressive de certains membres du parti à l'Assemblée nationale. "L'agressivité verbale ouvre la voie à une désinhibition qui peut mener à des violences physiques", a-t-il déclaré.
Il a également évoqué la Jeune Garde, organisation antifasciste cofondée par le député LFI Raphaël Arnault, actuellement en procédure de dissolution devant le Conseil d'État. "On a un terreau qui est probablement facteur de ces violences", a-t-il ajouté.
Une violence politique qui inquiète
Ferracci a souligné que cette violence n'était pas nouvelle dans l'histoire politique française, mais qu'elle prenait aujourd'hui une intensité particulière. Il a rappelé que des groupuscules d'extrême droite avaient également été dissous ces dernières années pour des faits similaires.
"L'extrême droite et l'extrême gauche, aujourd'hui, se caractérisent aussi par cette violence, qu'elle soit à la fois verbale ou physique."
Le débat sur la qualification de "extrême gauche"
Le député a également défendu la qualification d'"extrême gauche" attribuée par le ministère de l'Intérieur à LFI. "Le fait d'avoir des élus, c'est une tradition de cette extrême gauche trotskiste, qui est l'extrême gauche trotskiste, mouvement auquel Jean-Luc Mélenchon a appartenu", a-t-il expliqué.
Il a accusé le parti de remettre en question l'autorité de la police et de faire du communautarisme religieux une stratégie électorale, s'éloignant selon lui des principes d'universalisme républicain.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les différentes forces politiques à l'approche des élections de 2027. Le gouvernement Lecornu II, confronté à une crise de la démocratie locale et à une montée des violences urbaines, tente de rétablir l'ordre républicain.
Emmanuel Macron, qui a récemment rendu hommage à Ilan Halimi, a appelé à l'apaisement, rappelant l'importance du respect des institutions et du dialogue démocratique. La France, engagée dans une stratégie européenne de lutte contre les extrémismes, se trouve aujourd'hui confrontée à une radicalisation croissante de son débat politique.