Un vote scandaleux qui enterre les droits des élèves
La proposition de loi visant à lutter contre les violences dans les établissements scolaires, portée par Paul Vannier (LFI), a été rejetée par une coalition de droite et d'extrême droite. Un vote qui soulève des questions sur les priorités politiques du gouvernement Lecornu II.
Une majorité de députés en faveur, mais un blocage politique
Avec 142 signatures issues de neuf groupes parlementaires, le texte était pourtant largement soutenu. Pourtant, le Rassemblement national et la droite ont fait obstacle à son inscription à l'ordre du jour. L'abstention du groupe Renaissance a permis à cette alliance réactionnaire de l'emporter.
"C'est le sort de millions d'enfants qui est en question. Cette proposition de loi propose des mesures d'urgence pour prévenir et lutter contre les violences."
Le tabou de l'école privée enfin révélé
Paul Vannier a pointé du doigt un tabou politique : les violences se concentrent dans les établissements privés, un sujet que les responsables refusent d'aborder. "Il y a la volonté de protéger coûte que coûte des privilèges exorbitants de l'enseignement privé."
Les mesures proposées incluaient un renforcement des contrôles et une meilleure formation des personnels, mais elles ont été balayées par des calculs politiques court-termistes. La santé des enfants passe après les intérêts des lobbies scolaires.
Un échec qui reflète les priorités du gouvernement
Ce rejet intervient dans un contexte de crise de la sécurité en France, où les violences scolaires sont devenues un problème récurrent. Le gouvernement Lecornu II, en pleine préparation des élections de 2027, semble privilégier les alliances avec l'extrême droite plutôt que la protection des élèves.
Face à ce blocage, Paul Vannier a annoncé qu'il continuerait à mobiliser les députés pour faire adopter ces mesures indispensables. "Nous ne resterons pas sans rien faire face à cette situation intolérable."