Violences scolaires : le tabou de l'école privée éclate au grand jour

Par Decrescendo 25/02/2026 à 00:15
Violences scolaires : le tabou de l'école privée éclate au grand jour
Photo par Shalev Cohen sur Unsplash

Violences scolaires : le rejet d'une proposition de loi révèle les priorités politiques du gouvernement et le tabou de l'école privée

Un vote scandaleux qui enterre les droits des élèves

La proposition de loi visant à lutter contre les violences dans les établissements scolaires, portée par Paul Vannier (LFI), a été rejetée par une coalition de droite et d'extrême droite. Un vote qui soulève des questions sur les priorités politiques du gouvernement Lecornu II.

Une majorité de députés en faveur, mais un blocage politique

Avec 142 signatures issues de neuf groupes parlementaires, le texte était pourtant largement soutenu. Pourtant, le Rassemblement national et la droite ont fait obstacle à son inscription à l'ordre du jour. L'abstention du groupe Renaissance a permis à cette alliance réactionnaire de l'emporter.

"C'est le sort de millions d'enfants qui est en question. Cette proposition de loi propose des mesures d'urgence pour prévenir et lutter contre les violences."

Le tabou de l'école privée enfin révélé

Paul Vannier a pointé du doigt un tabou politique : les violences se concentrent dans les établissements privés, un sujet que les responsables refusent d'aborder. "Il y a la volonté de protéger coûte que coûte des privilèges exorbitants de l'enseignement privé."

Les mesures proposées incluaient un renforcement des contrôles et une meilleure formation des personnels, mais elles ont été balayées par des calculs politiques court-termistes. La santé des enfants passe après les intérêts des lobbies scolaires.

Un échec qui reflète les priorités du gouvernement

Ce rejet intervient dans un contexte de crise de la sécurité en France, où les violences scolaires sont devenues un problème récurrent. Le gouvernement Lecornu II, en pleine préparation des élections de 2027, semble privilégier les alliances avec l'extrême droite plutôt que la protection des élèves.

Face à ce blocage, Paul Vannier a annoncé qu'il continuerait à mobiliser les députés pour faire adopter ces mesures indispensables. "Nous ne resterons pas sans rien faire face à cette situation intolérable."

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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