AGS en péril : le gouvernement Lecornu II prêt à sacrifier les droits des salariés ?

Par Éclipse 21/02/2026 à 12:13
AGS en péril : le gouvernement Lecornu II prêt à sacrifier les droits des salariés ?

Le régime de garantie des salaires (AGS) menacé par des réformes controversées. Le gouvernement Lecornu II prêt à sacrifier les droits des travailleurs ?

Un rapport explosif sur l'avenir du régime de garantie des salaires

Alors que la France traverse une crise des finances publiques sans précédent, le gouvernement Lecornu II se retrouve confronté à un dilemme social majeur. La Cour des comptes, dans un rapport confidentiel révélé par la presse, propose une refonte radicale du régime de garantie des salaires (AGS), au risque de précariser des milliers de travailleurs.

Un dispositif historique sous tension

Créé en 1973 sous l'impulsion des organisations patronales, l'AGS joue un rôle crucial dans la protection des salariés en cas de faillite d'entreprise. Ce système, financé par les cotisations patronales, avance les salaires impayés et agit comme un amortisseur social face aux crises économiques. Pourtant, selon les magistrats de la rue Cambon, sa pérennité financière serait aujourd'hui menacée.

Qui contrôle l'AGS ? Le Medef en position dominante

La gouvernance de l'association AGS, où siègent des représentants du patronat, pose question. Avec une voix prépondérante accordée au Medef, certains observateurs dénoncent un déséquilibre structurel au profit des employeurs. Un conflit d'intérêts potentiel alors que les droits des salariés pourraient être rognés ?

Quelles solutions envisagées ?

Parmi les pistes évoquées par la Cour des comptes figurent des restrictions des indemnités ou encore un élargissement des conditions d'éligibilité. Des mesures qui, selon les syndicats, risquent de fragiliser davantage les travailleurs dans un contexte de crise de la démocratie locale et de défiance envers les institutions.

La gauche monte au créneau

Face à ces propositions, les formations de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon, dénoncent une dérive libérale du gouvernement.

"On ne peut pas sacrifier les droits des salariés au nom d'une prétendue rigueur budgétaire",
a déclaré un porte-parole de LFI. Du côté de la majorité présidentielle, on évoque plutôt une modernisation nécessaire du système.

Un débat qui s'inscrit dans la guerre des droites

Alors que la France se prépare pour les élections de 2027, ce dossier s'annonce comme un terrain de confrontation entre la majorité et l'opposition. La droite traditionnelle, divisée, pourrait elle-même se retrouver en porte-à-faux entre ses électeurs et ses soutiens patronaux.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

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Commentaires (6)

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Cigogne Sage

il y a 3 jours

Nooooon mais sérieux ??? Ils veulent vraiment nous niquer la vie encore plus ??? Sa va pas la tête ???!!!

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N

Nathalie du 26

il y a 3 jours

Le gouvernement veut sacrifier les droits des salariés. Point final.

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A

Achille

il y a 3 jours

@nathalie-du-26 Exactement. Et comme d'hab, les médias vont passer ça sous silence. Franchement, à quoi bon voter ?

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T

tregastel

il y a 3 jours

Bon... encore une mesure qui va se retourner contre ceux qui bossent. Le gouvernement a vraiment l'air de croire que les travailleurs sont des vaches à lait.

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G

germinal

il y a 3 jours

Comme d'hab, on nous promet des réformes pour 'moderniser' alors qu'en vrai c'est juste pour faire des économies sur le dos des salariés. J'ai connu ça en 92 avec la même rengaine...

6
T

Trégastel

il y a 3 jours

@germinal Et en 2025, on nous ressortira le même discours. Alors, on fait quoi ? On attend sagement que ça nous tombe dessus ?

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