Un bilan mitigé pour la transformation de France Travail
Depuis sa prise de fonction en décembre 2023, Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail, pilote une réforme profonde du service public de l'emploi. Dans un contexte de crise des finances publiques et de tensions sociales, son bilan est contrasté.
Une réforme en profondeur, mais des moyens en baisse
Architecte de la transformation de l'ancien Pôle emploi, Guilluy défend une approche globale : « Toutes les formes d'instabilité ont des effets immédiats sur le marché du travail ». Pourtant, le budget 2026 prévoit une baisse des effectifs, une décision qu'il déplore ouvertement.
Des avancées incertaines face aux contraintes budgétaires
Si les premières années ont permis de poser les bases – inscription systématique des demandeurs d'emploi, création de comités locaux et lancement de France Travail Pro –, les moyens alloués semblent désormais insuffisants. Comment concilier ambition réformiste et rigueur financière dans un gouvernement où la droite et l'extrême droite pèsent lourd ?
Un enjeu politique majeur pour 2027
Alors que la stratégie des partis pour 2027 se précise, la réforme de France Travail s'inscrit dans un débat plus large sur l'efficacité de l'action publique. Face aux critiques de l'opposition, le gouvernement Lecornu II doit prouver que ses réformes profitent aux citoyens, et non aux intérêts partisans.
Un modèle à l'épreuve des réalités sociales
Dans un pays où la crise de la démocratie locale et les inégalités territoriales s'aggravent, France Travail incarne les contradictions d'un État qui veut moderniser son action sans sacrifier les services essentiels. Parviendra-t-il à convaincre les Français de sa pertinence ?