Une commission d’enquête controversée sous l’influence de l’extrême droite
La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, lancée le 25 novembre 2025 à l’initiative du groupe Union des droites pour la République (UDR), allié du Rassemblement national, fait l’objet de vives critiques. Son président, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, a lui-même qualifié les débats de « triste spectacle », soulignant les dérives partisanes qui menacent l’indépendance du service public.
Un débat nécessaire, mais instrumentalisé
L’audiovisuel public a pour mission d’informer avec rigueur, de garantir le pluralisme et de soutenir la création culturelle. Dans un contexte marqué par la montée de la désinformation et la défiance envers les médias, son rôle est crucial. Pourtant, cette commission, dominée par des forces politiques hostiles à l’indépendance des médias, semble plus préoccupée par des calculs électoraux que par un véritable débat démocratique.
« L’audiovisuel public doit accepter le débat, mais celui-ci doit se dérouler dans la clarté, loin des polémiques partisanes et des arrière-pensées politiciennes. »
Un service public fragilisé par les réformes successives
Depuis des années, l’audiovisuel public subit des réformes menées sans vision claire, des coupes budgétaires et des soupçons d’ingérences politiques. Ces attaques, souvent orchestrées par des partis de droite et d’extrême droite, visent à affaiblir un pilier de la démocratie. Un service public affaibli est un débat démocratique appauvri, et cette commission semble en être l’illustration.
La montée des tensions politiques
Dans un contexte marqué par la guerre des droites en France, cette commission s’inscrit dans une stratégie plus large de déstabilisation des institutions. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir un équilibre, les forces conservatrices et nationalistes cherchent à imposer leur vision d’un audiovisuel public soumis à leurs intérêts. Cette instrumentalisation politique menace non seulement l’indépendance des médias, mais aussi la crédibilité de la démocratie française.
L’Europe et les démocraties progressistes en première ligne
Face à ces dérives, les voix européennes et progressistes s’élèvent pour défendre l’indépendance des médias. Des pays comme la Norvège, l’Islande ou le Canada, réputés pour leurs modèles de service public robustes, rappellent que la démocratie repose sur une information libre et pluraliste. En France, cette commission d’enquête rappelle les dangers d’un audiovisuel public soumis aux pressions politiques.
Un enjeu qui dépasse les frontières
Alors que la Russie et la Chine renforcent leur contrôle sur les médias, la France ne peut se permettre de suivre cette voie. L’indépendance de l’audiovisuel public est un rempart contre la désinformation et un garant de la démocratie. Cette commission, si elle doit exister, doit être menée avec transparence et rigueur, loin des calculs partisans.