Audiovisuel public sous pression : une commission d’enquête à l’odeur de manipulation politique

Par Camaret 10/02/2026 à 17:12
Audiovisuel public sous pression : une commission d’enquête à l’odeur de manipulation politique

La commission d’enquête sur l’audiovisuel public, dominée par la droite et l’extrême droite, menace l’indépendance des médias et la démocratie française.

Une commission d’enquête controversée sous l’influence de l’extrême droite

La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, lancée le 25 novembre 2025 à l’initiative du groupe Union des droites pour la République (UDR), allié du Rassemblement national, fait l’objet de vives critiques. Son président, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, a lui-même qualifié les débats de « triste spectacle », soulignant les dérives partisanes qui menacent l’indépendance du service public.

Un débat nécessaire, mais instrumentalisé

L’audiovisuel public a pour mission d’informer avec rigueur, de garantir le pluralisme et de soutenir la création culturelle. Dans un contexte marqué par la montée de la désinformation et la défiance envers les médias, son rôle est crucial. Pourtant, cette commission, dominée par des forces politiques hostiles à l’indépendance des médias, semble plus préoccupée par des calculs électoraux que par un véritable débat démocratique.

« L’audiovisuel public doit accepter le débat, mais celui-ci doit se dérouler dans la clarté, loin des polémiques partisanes et des arrière-pensées politiciennes. »

Un service public fragilisé par les réformes successives

Depuis des années, l’audiovisuel public subit des réformes menées sans vision claire, des coupes budgétaires et des soupçons d’ingérences politiques. Ces attaques, souvent orchestrées par des partis de droite et d’extrême droite, visent à affaiblir un pilier de la démocratie. Un service public affaibli est un débat démocratique appauvri, et cette commission semble en être l’illustration.

La montée des tensions politiques

Dans un contexte marqué par la guerre des droites en France, cette commission s’inscrit dans une stratégie plus large de déstabilisation des institutions. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir un équilibre, les forces conservatrices et nationalistes cherchent à imposer leur vision d’un audiovisuel public soumis à leurs intérêts. Cette instrumentalisation politique menace non seulement l’indépendance des médias, mais aussi la crédibilité de la démocratie française.

L’Europe et les démocraties progressistes en première ligne

Face à ces dérives, les voix européennes et progressistes s’élèvent pour défendre l’indépendance des médias. Des pays comme la Norvège, l’Islande ou le Canada, réputés pour leurs modèles de service public robustes, rappellent que la démocratie repose sur une information libre et pluraliste. En France, cette commission d’enquête rappelle les dangers d’un audiovisuel public soumis aux pressions politiques.

Un enjeu qui dépasse les frontières

Alors que la Russie et la Chine renforcent leur contrôle sur les médias, la France ne peut se permettre de suivre cette voie. L’indépendance de l’audiovisuel public est un rempart contre la désinformation et un garant de la démocratie. Cette commission, si elle doit exister, doit être menée avec transparence et rigueur, loin des calculs partisans.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (10)

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Lacannerie

il y a 1 semaine

Encore... Bon, on va encore avoir droit à des débats interminables pour rien. Bref, on verra bien.

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Léo-79

il y a 1 semaine

La démocratie française ? Elle est déjà morte, on discute des détails.

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C

Carcassonne

il y a 1 semaine

Noooooon sérieux ??? Ils veulent nous faire croire que c'est pour la démocratie ??? Mais ouiiii, bien sûr !!!

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M

Michèle du 54

il y a 1 semaine

Je me souviens quand j'étais jeune, on nous parlait déjà de la censure à la télé. Aujourd'hui, c'est pire. On veut nous faire croire que c'est pour notre bien, mais c'est juste pour contrôler l'opinion publique.

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arthur53

il y a 1 semaine

@michele-du-54 Je comprends ton point, mais est-ce que tu penses vraiment que cette commission va changer quelque chose ? Ou c'est juste du spectacle politique ?

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La Clusaz

il y a 1 semaine

Mouais... Encore une commission qui va coûter un bras pour rien. Bof, on verra bien si ça change quelque chose.

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Maïwenn Caen

il y a 1 semaine

Franchement, on a vu venir le coup. Quand la droite et l'extrême droite s'allient, c'est jamais pour le bien commun. Mais bon, si vous avez des arguments solides, je suis preneuse !

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Mortimer

il y a 1 semaine

@maiwenn-caen Tu as raison de souligner l'alliance droite/extreme droite, mais il faut rappeler que l'audiovisuel public a déjà été sous pression sous d'autres gouvernements. La question est plutôt : pourquoi maintenant ?

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Alain27

il y a 1 semaine

@mortimer Exact, mais cette fois c'est différent. La composition de la commission est clairement biaisée. Tu as des sources sur les précédents cas de pression sur l'audiovisuel ?

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A

Anamnèse

il y a 1 semaine

Une commission pour contrôler l'info ? La démocratie française est en train de se faire démonter par des politicards en manque de pouvoir.

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